
Cette méthode, appelée « jeu du journaliste », consiste à décrire objectivement une sensation — bruit, texture ou contact — en se concentrant sur les faits plutôt que sur son caractère désagréable. Testée auprès de 47 enfants autistes et 45 enfants au développement typique, âgés de 8 à 15 ans, elle a entraîné une diminution significative de l’activité de certaines régions sensorielles du cerveau chez les participants autistes.
Les chercheurs ont également observé une activation accrue des régions frontales impliquées dans la régulation émotionnelle, notamment chez les enfants autistes les plus âgés. Toutefois, ces derniers ne percevaient pas nécessairement les sensations comme moins désagréables. Selon les scientifiques, une intervention plus longue pourrait être nécessaire pour que les modifications cérébrales se traduisent par une amélioration du ressenti.
✍️ Touaf Ikram


