
Pour préserver votre cerveau avec l’âge, voyez du monde !
Un café entre amis, une activité associative ou un cours collectif de samba : ces moments de partage pourraient avoir des effets bénéfiques sur le cerveau, selon une étude publiée dans le Journal of Epidemiology & Community Health. Pour déterminer à quel point, des chercheurs ont analysé les données de près de 58.000 personnes issues de cinq grandes enquêtes nationales menées dans 24 pays. Les participants, âgés en moyenne de 57 à 73 ans, ont été suivis pendant environ six ans, au cours desquels leur mémoire et leurs capacités à organiser, planifier et résoudre des problèmes ont été évaluées régulièrement.
Cerveau : quelles activités pour mieux vieillir ?
Verdict : les personnes qui participaient à des activités sociales obtenaient de meilleurs scores cognitifs que celles qui n’en pratiquaient aucune. Et plus les activités étaient nombreuses, plus les résultats semblaient favorables. Certaines activités sociales ressortaient tout particulièrement. Le bénévolat et l’adhésion à un club sportif étaient ainsi associés à un risque plus faible de déclin cognitif dans les cinq groupes étudiés. Le fait de suivre des formations et de s’occuper d’enfants était également lié à de meilleures performances cognitives au fil des années.
Pourquoi de tels effets ? Les chercheurs avancent plusieurs hypothèses. D’abord, les échanges et les activités stimulantes solliciteraient régulièrement le cerveau, renforçant sa capacité à s’adapter et à créer des connexions entre les neurones. De même, les relations sociales pourraient aussi favoriser le bien-être psychologique et limiter les effets du stress chronique. « Cette recherche suggère que les activités sociales pourraient constituer un facteur protecteur multidimensionnel contre le déclin cognitif chez les personnes âgées« , résument les auteurs dans un communiqué.
Démence : 153 millions de personnes touchées d’ici 2050
Ces résultats sont gage d’espoir à l’heure où la santé mentale devient un enjeu majeur de santé publique. Selon les chercheurs, près de 153 millions de personnes pourraient vivre avec une démence, comme la maladie d’Alzheimer dans le monde d’ici 2050. Préserver les capacités cognitives en vieillissant représente donc un défi important.
Mais attention : l’étude reste observationnelle et ne prouve pas que les activités sociales empêchent directement le déclin cognitif. D’autres facteurs, comme l’état de santé ou les conditions de vie, peuvent intervenir. Les chercheurs soulignent aussi que la qualité des relations et le plaisir éprouvé comptent peut-être autant que le nombre d’activités. Inutile, donc, de remplir son agenda à tout prix ! L’essentiel est de rester régulièrement en contact avec les autres, en optant pour des activités adaptées à ses envies.
✍️ Agences


