La police « ne protège pas » les militants d’ultradroite en marge des manifestations, assure Nuñez
Des appels sur les réseaux sociaux ont été détectés émanant « de nombreuses mouvances d’ultradroite« , de personnes de « la mouvance identitaire » et « de nationalistes également, qui voulaient descendre dans les centres-villes pour protéger les commerces » lors de la mobilisation sociale samedi, a expliqué le ministre sur RMC/BFMTV.
Dans plusieurs villes, dont Nice, Montpellier et Nancy, « des groupes sont venus en groupes constitués principalement, en réalité, pour s’en prendre à la mouvance ultragauche, comme ils le font habituellement« , a-t-il relaté.
A Nice, par exemple, une centaine de « militants d’ultradroite masqués » ont convergé vers le centre-ville pour « affronter physiquement les manifestants« , selon la préfecture des Alpes-Maritimes, et onze personnes ont été placées en garde à vue.
« Les policiers ont pu constater des affrontements auxquels ils ont mis un terme. Je veux couper court à ces rumeurs : à aucun moment, évidemment, la police ne les a protégés. A aucun moment, ils n’ont travaillé en concertation avec des policiers et des gendarmes« , a affirmé le ministre.
Sur X, les députés LFI Manuel Bompard et Thomas Portes ont accusé les autorités d’avoir laissé « les fascistes (…) se balader en ville armés de couteaux et de barres de fer pour agresser des passants » à Nice et d’avoir « protégé les milices d’extrême droite ce week-end« .
« Non, on ne protège personne, certainement pas« , s’est agacé Laurent Nuñez.
Policiers et gendarmes « sont intervenus à de nombreuses reprises pour disperser, empêcher les affrontements entre l’ultragauche et l’ultradroite« , a-t-il relaté.
Le ministre a promis « des suites » judiciaires et administratives.
« Ils se sont constitués dans ce qu’on appelle un groupe de combat, ou à tout le moins un groupe constitué en vue de commettre des violences » donc « ça relève peut-être d’incrimination pénale » et « il y a des polices administratives qui s’appliquent, notamment des possibilités de dissoudre ces groupes, s’ils se sont vraiment, et ça semble être le cas, constitués en groupes de combat« .
Et s’il s’agit de groupes dissous dans le passé, « on les poursuivra au pénal pour reconstitution de ligue dissoute« , a prévenu le ministre.
✍️ AFP


