
Les causes sont multiples, avec notamment des facteurs génétiques, environnementaux et neurologiques. Le stress n’est pas, à lui seul, responsable du bégaiement, mais certaines émotions ou situations particulièrement exigeantes sur le plan cognitif peuvent l’accentuer. À l’inverse, le chant, les séries automatiques comme compter ou réciter les jours de la semaine, peuvent favoriser une parole plus fluide.
Face à un enfant qui bégaie, l’entourage doit surtout éviter de lui demander constamment de «prendre son temps», de «respirer» ou «d’articuler». Ces injonctions ne traitent pas le mécanisme du trouble. Il est préférable de rester à l’écoute, de faire preuve de bienveillance et de s’intéresser davantage au contenu de ce que l’enfant veut exprimer qu’à la manière dont il le dit. Une évaluation orthophonique est recommandée lorsque le bégaiement s’installe ou persiste, notamment si l’enfant commence à en souffrir.
La prise en charge peut associer différentes approches visant à améliorer la communication, la confiance et la qualité de vie, mais aussi à réduire les difficultés liées à la fluence. Même lorsqu’il persiste depuis l’enfance, le bégaiement peut évoluer favorablement grâce à la thérapie, à la motivation et à l’entraînement, y compris à l’âge adulte.
✍️ Touaf Ikram


