
Savoir que l’on ne sera pas oublié après sa mort aiderait à mieux vivre
Avoir le sentiment qu’on ne sera pas oublié après sa mort serait bon pour la santé mentale. C’est du moins ce que suggère une nouvelle étude publiée dans l’International Journal of Mental Health and Addiction. Les chercheurs, issus de plusieurs universités israéliennes, se sont intéressés à un concept psychologique appelé « immortalité symbolique » : cela désigne la conviction qu’une partie de nous-mêmes continuera d’exister à travers nos proches, nos réalisations ou encore les souvenirs que nous laisserons. Il ne s’agit pas de croire à une vie après la mort, mais plutôt de compter sur les liens humains qu’on a créés, sur nos accomplissements, notre héritage personnel pour être remémorés.
Moins de symptômes dépressifs et de comportements addictifs
Les travaux s’appuient sur les données de près de 3.000 adultes israéliens. Premier enseignement : ceux qui pensaient davantage que l’on se souviendrait d’eux après leur mort rapportaient une meilleure estime d’eux-mêmes, davantage de soutien social, ainsi qu’un sentiment plus fort de donner du sens à leur existence. Ce n’est pas tout : les gens les plus enclins à ressentir cette « immortalité symbolique » déclaraient moins de symptômes dépressifs, anxieux et post-traumatiques, mais également moins de troubles du sommeil et de difficultés à réguler leurs émotions.
Autre constat : cette perception du monde était liée à des niveaux plus faibles de problèmes d’addiction à l’alcool, aux cannabis et aux médicaments. Les adeptes étaient également moins sujets aux comportements addictifs liés aux jeux d’argent, aux jeux vidéo, à la pornographie, à la sexualité compulsive et aux réseaux sociaux. « Le sentiment que nos vies comptent et continueront de compter pour les autres peut être un élément important de notre façon de faire face à l’incertitude et à la conscience de notre propre mortalité« , expliquent les chercheurs dans un communiqué.
Cultiver ses liens et donne du sens
Pas de conclusion hâtive cependant : l’étude ne dit pas que croire que l’on laissera une trace améliore directement la santé mentale. Le lien pourrait fonctionner dans les deux sens : une personne qui va bien psychologiquement pourrait aussi avoir davantage le sentiment que sa vie a du sens. D’autres recherches, dans différents pays et sur une plus longue durée, seront nécessaires pour approfondir la question.
Quoi qu’il en soit, en attendant, le fait de cultiver ses relations sociales, transmettre ses connaissances (à son enfant par exemple) et donner du sens à ses journées ne devrait, a priori, pas faire de mal à votre santé mentale !
✍️ Agences


