Toutes les mesures prises par les services agricoles et les organisations du secteur avicole n’ont pu baisser les prix de cette viande considérée comme l’alternative des petites bourses qui ne peuvent pas se permettre d’acheter de la viande rouge. Même au niveau des rôtisseries, le prix d’un poulet a dépassé les 1200 DA. Pour les légumes, le prix de la pomme de terre, qui est également la fécule préférée des familles, se maintient à 120 DA.
Les fruits même ceux de saison sont également chers, à titre d’exemple, les figues sont à 400 et 450 DA, les raisins entre 300 DA et 450 DA, les bananes restent trop chères et parfois introuvables. Une situation qui met une fois de plus le pouvoir d’achat à rude épreuve, et un coup dur pour le budget des fonctionnaires qui peinent à joindre les deux bouts du mois.
Au marché de gros d’El Kerma, des mesures ont été prises afin de parer à ce déséquilibre et continuer à alimenter le marché de façon ordinaire. En l’absence de la main de fer de l’Etat, les mandataires n’ont pas hésité à augmenter les prix des fruits et légumes très demandés, et les prétextes sont toujours les mêmes, manque de production, cherté des produits et rareté de la main d’œuvre.
Le panier des chefs de famille devient difficile à remplir, pour satisfaire un équilibre alimentaire sain. Une dégradation du pouvoir d’achat face à la puissance du marché informel et des spéculateurs qui met les voyants au rouge.
Le secteur du commerce et celui de l’agriculture nécessitent une forte mobilisation et une activité dense afin de pouvoir mettre en exergue les décisions prises par les responsables, notamment en termes de contrôle et de lutte contre le lobbying qui gangrène les deux secteurs.
✍️ J.M


