Les négociations sont bloquées depuis des jours par une demande de la France. L’Union européenne cherche toujours, ce lundi, un accord sur le renouvellement de sanctions contre la Russie. Au cœur de ces tractations, le sort de l’oligarque Alicher Ousmanov, milliardaire russo-ouzbek proche du Kremlin. Paris veut qu’il soit retiré de cette liste de sanctions, invoquant des « raisons de sécurité nationale », sans plus d’explication.
Une réunion des représentants des 27 a eu lieu ce matin à Bruxelles, dans l’espoir d’éviter que l’ensemble du régime de sanctions ne soit annulé. Avant une nouvelle rencontre prévue dans l’après-midi, dans l’espoir de formaliser un accord.
Quelque 3.000 individus et entités, accusés de favoriser l’effort de guerre contre l’Ukraine, sont l’objet de sanctions européennes. Ce le régime de sanctions doit être renouvelé tous les six mois et la date butoir, déjà repoussée une fois, est fixée à minuit dans la nuit de mardi à mercredi. Faute d’accord, toutes ces sanctions seraient alors levées. Pour réduire ce risque, la présidence irlandaise a proposé que ce délai soit étendu jusqu’à 36 mois au lieu de six.
Selon le Financial Times, Paris fait pression dans le cadre d’un accord de libération de prisonniers impliquant plusieurs citoyens français détenus en Azerbaïdjan.
✍️ 20 Minutes avec AFP


