Santé & Bien-être

Anxiété chez l’enfant : un traitement médicamenteux est-il nécessaire ?

Psychologie

Anxiété chez l’enfant : un traitement médicamenteux est-il nécessaire ?

Un médicament peut avoir sa place s’il permet à l’enfant de retrouver des activités et de poursuivre son accompagnement.

Quand l’anxiété envahit la vie d’un enfant, un médicament peut parfois compléter la psychothérapie. Cette décision dépend de sa souffrance, de son âge et des difficultés rencontrées au quotidien. L’objectif est de l’aider à retrouver sa place à l’école, dans ses activités et dans ses relations avec les autres.

Repérer une anxiété qui déborde

Avoir peur avant un contrôle ou s’inquiéter d’un changement fait partie de l’enfance. Une évaluation devient nécessaire quand les craintes persistent, semblent disproportionnées pour l’âge, perturbent le sommeil, les apprentissages ou les relations ou le font renoncer à des activités qu’il aimait pour éviter d’avoir peur.

Si, bien sûr, la priorité est de diagnostiquer un trouble anxieux, le médecin cherche aussi d’autres difficultés susceptibles d’expliquer ou d’aggraver les symptômes, comme un harcèlement scolaire par exemple, qui nécessite une prise en charge plus globale, avec la participation de l’école entre autres.

La psychothérapie en première intention

Pour les formes légères à modérées, la prise en charge repose d’abord sur une psychothérapie. Les thérapies cognitives et comportementales, ou TCC, aident l’enfant à comprendre ses inquiétudes et à affronter progressivement les situations redoutées, avec des exercices adaptés.

Les parents ont aussi un rôle à jouer pour aider leur enfant dans cet accompagnement, en encourageant chaque effort, en veillant à maintenir des horaires réguliers, en particulier pour le sommeil, et en faisant le lien avec l’école. Les objectifs doivent rester accessibles, sans exiger que l’enfant surmonte tout d’un coup.

Un médicament dans certaines situations

Un traitement peut être proposé si le trouble est modéré à sévère, entrave fortement la vie quotidienne ou s’améliore insuffisamment avec la psychothérapie. Une association peut parfois être envisagée dès le départ, selon l’évaluation spécialisée avec le pédopsychiatre. La décision se discute avec les parents et l’enfant, selon son âge, et devra toujours privilégier la durée la plus courte possible.

Les médicaments de fond les mieux étudiés sont certains antidépresseurs appelés ISRS, qui peuvent aussi agir sur l’anxiété, mais leur effet demande plusieurs semaines. Leur prescription commence à faible dose et nécessite un suivi rapproché. D’autres anxiolytiques, comme les benzodiazépines, doivent rester limités, notamment en raison du risque de dépendance.

✍️ Agences

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