Santé & Bien-être

AVC : saurez-vous reconnaître les premiers signes ?

Urgence médicale

AVC : saurez-vous reconnaître les premiers signes ?

À la veille de la journée mondiale de l’AVC, ce 29 octobre, apprenez à repérer les symptômes d’alerte de cette « attaque cérébrale » qui nécessite une prise en charge immédiate.

Chaque année en France, environ 140.000 personnes sont victimes d’un accident vasculaire cérébral (AVC), « soit un toutes les quatre minutes« , selon l’Inserm. Pour rappel, ce trouble, pouvant survenir à tout âge, correspond à une perte soudaine d’une ou plusieurs fonctions du cerveau, due à une lésion vasculaire cérébrale localisée. « En raison des lésions cérébrales qu’il provoque, l’AVC représente la première cause de handicap physique acquis de l’adulte, la deuxième cause de démence (après la maladie d’Alzheimer) et la deuxième cause de mortalité avec 20 % des personnes qui décèdent dans l’année suivant l’AVC« , peut-on lire sur le site de l’institut.

AVC : quels symptômes doivent vous faire réagir immédiatement ?

Compte tenu de l’urgence médicale que constitue un accident vasculaire cérébral, il est essentiel de reconnaître les premiers symptômes, pouvant apparaître durant la journée mais également pendant le sommeil, et réagir immédiatement afin d’améliorer considérablement les chances de bénéficier des traitements actuels, et par la suite de survie et de rétablissement.

L’intensité des signes, et des déficits, peut-être d’emblée maximale ou bien s’aggraver sur quelques minutes ou quelques heures, d’après le Dr Jérôme Berger. Les symptômes « sont extrêmement variés et dépendent de la localisation exacte de la lésion dans le cerveau, chaque partie de cet organe étant spécialisée dans des fonctions particulières (mouvement, sensibilité, vision, parole…). » Les signes qui doivent mettre la puce à l’oreille sont une bouche qui se déforme, un bras ou une jambe qui faiblit, des mots qui ne viennent plus, une vision qui s’éteint brutalement. Un seul de ces signes doit inciter à appeler sans attendre le 15 ou le 112 (numéro d’urgence européen), même s’il disparaît.

AVC : « La régression des signes ne doit en aucun cas rassurer »

« La régression des signes au bout de quelques minutes ne doit en aucun cas rassurer, les déficits neurologiques soudains régressant rapidement portent le nom ‘d’accident ischémique transitoire’ (ou AIT). Ils doivent eux aussi conduire à consulter immédiatement« , signale le Dr Jérôme Berger. En effet, l’AIT est associé à un risque de récidive et de survenue d’un AVC ischémique particulièrement élevé dans les heures et les jours qui le suivent : 5 % dans les 48 premières heures, 10 % à un mois, d’après l’Inserm.

« Avec les traitements actuels, le délai pour intervenir est de quelques heures. » En cas de suspicion d’AVC, les patients sont admis dans une unité neurovasculaire, quel que soit l’âge des patients ou la gravité de leur état. Au cours des premières heures qui suivent leur admission dans ces structures de soins spécialisées, une surveillance étroite est mise en œuvre. L’organisation de ces unités permet d’intervenir immédiatement en cas de complications ou de récidives. « Le bénéfice des unités neurovasculaires est clairement établi : elles permettent d’éviter 1 décès pour 20 patients hospitalisés et réduisent les complications de l’AVC.« 

✍️ Agences

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