
Pour mettre au point cet outil, les scientifiques ont étudié plus de 5.000 extraits sonores recueillis auprès de 240 personnes. Les résultats montrent que les propriétaires consacrent en moyenne environ 10 % de leur temps de parole à leurs animaux, avec des habitudes très différentes : certains utilisent fréquemment des surnoms, tandis que d’autres ne le font jamais.
L’objectif est désormais de mieux comprendre le fameux « pet effect », selon lequel la présence d’un animal pourrait contribuer au bien-être et réduire notamment la solitude. Les études sur le sujet restent toutefois contradictoires. AURAL-Pet pourrait permettre de s’appuyer sur des comportements observés plutôt que sur les seules déclarations des propriétaires.
Les chercheurs souhaitent également étudier le rôle de l’animal comme « catalyseur social », capable de favoriser les interactions avec d’autres personnes et, potentiellement, de contribuer au bien-être psychologique, notamment chez les personnes âgées.
✍️ Benmansour Fadia

