
Le locus coeruleus, une petite structure située à la base du cerveau, jouerait notamment un rôle clé grâce à certains neurones et récepteurs opioïdes.
Des expériences menées sur des souris souffrant de douleurs neuropathiques ont montré que la modification de l’activité des neurones du locus coeruleus pouvait réduire leur hypersensibilité au toucher et à la chaleur. Les chercheurs se sont également intéressés aux récepteurs opioïdes « mu », connus pour participer au contrôle de la douleur.
Selon leurs résultats, la douleur chronique pourrait perturber le fonctionnement de ces récepteurs, empêchant certains neurones de jouer correctement leur rôle de frein. Leur réactivation a permis de réduire l’hypersensibilité des animaux.
Ces travaux pourraient, à terme, ouvrir la voie à des traitements plus ciblés contre les douleurs chroniques, notamment neuropathiques, tout en limitant les effets secondaires, l’accoutumance et les risques de dépendance associés aux opioïdes classiques. Les chercheurs soulignent toutefois que ces résultats, obtenus chez l’animal, doivent encore être confirmés chez l’être humain.
✍️ Benmansour Fadia


