
Le vapotage s’est largement développé chez les adolescents. Au Royaume-Uni, une revue menée par le Royal College of Paediatrics and Child Health (RCPCH) a analysé plus de 14 000 publications scientifiques consacrées aux effets de la cigarette électronique chez les 12-19 ans.
Des effets sur les poumons et la santé générale
Les données disponibles font notamment ressortir une association entre le vapotage et une dégradation de la santé respiratoire. Les jeunes utilisateurs signalent davantage de toux, de sifflements, de symptômes proches de ceux de la bronchite et d’exacerbations de l’asthme. D’autres effets ont également été rapportés, notamment sur la santé bucco-dentaire, le sommeil, les yeux et les allergies.
La santé mentale suscite également des inquiétudes, certaines études ayant observé des associations entre vapotage, anxiété, dépression et idées suicidaires. Les chercheurs soulignent toutefois que ces associations ne permettent pas, à elles seules, d’établir un lien de cause à effet.
Un risque accru de passer à la cigarette classique
La revue relève par ailleurs que les adolescents qui vapotent sont davantage susceptibles de commencer ensuite à fumer des cigarettes traditionnelles. Les experts estiment donc nécessaire de mieux encadrer les produits destinés aux jeunes, notamment leurs arômes, leur présentation et leur marketing.
Pour le professeur Will Carroll, coauteur de la revue, le vapotage ne doit pas être considéré comme une pratique anodine chez les adolescents. Les auteurs appellent ainsi à renforcer les politiques de prévention et les mesures visant à limiter l’attractivité de ces produits auprès des mineurs.


