
Vendredi à la mi-journée, la Chine a annoncé la suspension des secours au coeur de la zone sinistrée. «L’eau a commencé à déborder et à s’écouler» de la retenue en direction du poste-frontière de Gyirong, principal secteur touché par le drame, a indiqué la télévision chinoise CCTV sur place.
«Toutes les équipes de secours ont donc reçu l’ordre de ne pas bouger et d’attendre de nouvelles instructions», a-t-il dit.
Pékin avait signalé dans la nuit de jeudi à vendredi un «risque élevé» de rupture du lac formé à la suite de l’énorme mer de boue qui s’est libérée mercredi des deux côtés de la frontière, dans cette région de l’Himalaya prisée des touristes du monde entier.
Selon l’agence Chine Nouvelle, la retenue d’eau pourrait atteindre trois millions de mètres cubes dans les trois prochains jours en raison de pluies continues. Elle «présente un risque élevé de rupture et de débordement, pouvant entraîner une crue importante en aval», a ajouté cette source.
Près de 700 pompiers, soutenus par des drones et des chiens de recherche, ont été déployés autour de Gyirong, selon les autorités.
✍️ APS


