Ce réseau social prisé des adolescents, qui a déploré une action en justice « disproportionnée« , est dans le viseur des pouvoirs publics brésiliens depuis la mort d’une adolescente de 13 ans en juillet.
Evoquant un « véritable film d’horreur« , la police a indiqué que cette mineure vivant dans le centre-ouest du pays avait été incitée, lors d’une retransmission en direct de 45 minutes, à se mutiler puis à se donner la mort.
Cinq adolescents et un majeur ont été arrêtés début août en lien avec cette affaire.
Le 17 août, la plateforme qui a son siège aux Etats-Unis avait dû se plier à une exigence de l’Agence nationale de protection des données (ANPD), un organe public brésilien, de suspendre ses directs jusqu’à nouvel ordre dans le pays.
Dans un communiqué, le gouvernement a expliqué avoir saisi la justice après des négociations infructueuses avec Discord, dont les propositions « n’ont pas été jugées suffisantes pour éliminer les risques identifiés« .
Il demande que la compagnie « adopte des mesures efficaces pour protéger les enfants, les adolescents et les femmes dans l’environnement numérique« .
Il réclame aussi qu’elle soit condamnée à verser « une indemnisation pour dommage moral collectif d’un montant de 500 millions de reais » (environ 80 millions d’euros).
Le bureau de l’Avocat-général de l’Union, organe public chargé de défendre les intérêts juridiques de l’Etat brésilien, a intenté cette action mardi devant un tribunal fédéral de Brasilia.
✍️ AFP


