Les patients appelés à signaler les effets indésirables des médicaments
Cette initiative met l’accent sur la nécessité de ne pas banaliser les effets indésirables et d’encourager leur déclaration auprès des structures compétentes. Organisée dans le cadre de la Semaine mondiale de la sécurité des médicaments, connue sous l’appellation MedSafetyWeek 2026, cette campagne est placée sous le slogan : « Les effets indésirables… ne les ignorez pas, signalez-les ».
Elle s’adresse aussi bien aux professionnels de santé qu’aux patients, afin de faire connaître les enjeux de la pharmacovigilance et de renforcer la vigilance autour de l’utilisation des produits médicamenteux. L’un des principaux objectifs de cette action est de rappeler que la surveillance d’un médicament ne s’arrête pas au moment de sa prescription ou de sa commercialisation. Des réactions indésirables peuvent apparaître au cours d’un traitement, même lorsque celui-ci est suivi conformément aux recommandations médicales.
Leur identification et leur déclaration permettent de disposer d’informations supplémentaires sur les conditions d’utilisation des médicaments et les éventuels risques qui leur sont associés. Dans ce processus, les professionnels de santé occupent une place essentielle en raison de leur contact direct avec les patients et de leur capacité à identifier les manifestations pouvant être liées à un traitement.
Toutefois, la participation des patients est tout aussi importante. Ils sont les premiers à constater l’apparition de symptômes inhabituels après la prise d’un médicament et peuvent contribuer à leur signalement en communiquant les informations nécessaires aux professionnels concernés. La pharmacovigilance repose précisément sur la collecte, l’analyse et le suivi de ces déclarations.
Les données recueillies permettent de mieux connaître les effets des médicaments dans les conditions réelles de leur utilisation, de détecter d’éventuels signaux de sécurité et, lorsque cela s’avère nécessaire, d’adapter les recommandations ou de mettre en place des mesures de prévention. Au-delà de la simple information sur les risques médicamenteux, cette campagne vise ainsi à installer des réflexes de vigilance chez les patients comme chez les soignants. Elle rappelle notamment qu’une réaction inhabituelle ne doit pas être ignorée et qu’un avis médical est nécessaire pour déterminer la conduite à tenir.
Le signalement ne signifie pas automatiquement qu’il faut interrompre son traitement : toute décision concernant sa poursuite ou sa modification doit être prise avec un professionnel de santé. L’objectif de ces deux journées est de contribuer à une meilleure compréhension des enjeux de la sécurité médicamenteuse et promouvoir une responsabilité partagée dans le suivi des traitements. Une démarche qui place la déclaration des effets indésirables au coeur de la prévention et de la protection de la santé des patients.
✍️ Mehdi A.


