
L’Algérie plaide pour une réforme du Conseil de sécurité et appelle à garantir au moins deux sièges permanents à l’Afrique
« On ne saurait trop insister sur l’urgence d’une réforme du Conseil de sécurité« , à affirmé M. Bendjama, lors de son intervention aux travaux de la 81 e session de l’Assemblée générale des Nations unies.
« Les lacunes structurelles du Conseil ont trop souvent limité sa capacité à répondre efficacement aux défis pressants qui pèsent sur la paix et la sécurité internationales, en particulier ceux qui touchent le continent africain« , a-t-il assuré.
« Le +Pacte pour l’avenir+ (une feuille de route pour moderniser l’ONU- ndlr) réaffirme l’urgence d’une réforme du Conseil de sécurité« , a ajouté le représentant de l’Algérie, lors d’une rencontre consacrée, principalement, à la question de la représentation équitable au sein du Conseil de sécurité.
« Il nous incombe donc, à nous, Etats membres, de veiller à ce que le processus de réforme aboutisse à un Conseil de sécurité véritablement représentatif, efficace et démocratique. Avant tout, la réforme du Conseil de sécurité doit s’attaquer en priorité à l’injustice historique infligée à l’Afrique par sa sous-représentation et sa non-représentation persistantes, tant parmi les membres permanents que non permanents« , a-t-il signalé.
« A cet égard, l’Algérie réaffirme son soutien indéfectible à l’aspiration légitime de l’Afrique à obtenir une représentation pleine et équitable au sein du Conseil de sécurité« , a-t-il dit. « Cette aspiration doit rester au cœur de tout processus de réforme et doit être poursuivie en totale conformité avec la position commune africaine, telle qu’elle est énoncée dans le consensus et la Déclaration de Syrte. Notre continent doit se voir attribuer au moins deux sièges permanents, assortis de toutes les prérogatives, y compris le droit de veto, ainsi que cinq sièges non permanents. C’est la seule approche capable de remédier de manière significative et efficace à l’injustice historique dont souffre l’Afrique en matière de représentation« , a préconisé le diplomate.
« Le fait de considérer l’Afrique comme un cas particulier dans le cadre du processus de réforme, tout en remédiant comme il se doit à la sous-représentation de l’ensemble de la région, renforcera la légitimité, la crédibilité et la responsabilité du Conseil de sécurité« , a-t-il souligné.
M. Bendjama a réaffirmé, en outre, « l’engagement inébranlable de l’Algérie en faveur d’une réforme globale et significative de cette importante instance. L’Algérie reste prête à collaborer de manière constructive avec tous les Etats membres dans le cadre d’un effort collectif visant à parvenir à une véritable réforme du Conseil de sécurité« .
✍️ APS


