A Lima, le chef de la diplomatie américaine a rencontré la présidente de droite Keiko Fujimori, après un passage par l’Equateur mercredi et la Colombie mardi.
Le Pérou est le dernier pays en date à rejoindre le « Bouclier des Amériques« , coalition dirigée par Donald Trump pour lutter contre le trafic de drogue et la criminalité organisée dans la région.
Le gouvernement de Mme Fujimori, fille de l’ancien président Alberto Fujimori (1990-2000), avait fait part peu après son entrée en fonctions, fin juillet, de sa volonté de rejoindre cette alliance.
Le Pérou, deuxième producteur mondial de cocaïne après la Colombie, fait face depuis quelques années à une forte dégradation de sa situation sécuritaire.
Le nombre d’homicides dans ce pays de 34 millions d’habitants a fortement augmenté depuis 2018. Les entreprises de plusieurs secteurs vivent dans la terreur de l’extorsion pratiquée par les gangs.
« Faire partie du Bouclier des Amériques nous permettra (…) d’obtenir des informations plus rapidement et d’agir avec davantage de fermeté« , a salué jeudi la nouvelle dirigeante en conférence de presse, aux côtés de M. Rubio.
Keiko Fujimori a attribué l’arrestation d’un membre du gang Los Pulpos, arrêté début septembre en Bolivie, à des « informations du FBI« . Il s’agissait de l’un des hommes les plus recherchés du Pérou.
La présidente s’est par ailleurs réjouie que « les Etats-Unis portent aujourd’hui un regard politique sur l’Amérique latine« .
M. Rubio a pour sa part souligné que cette région était une « priorité » pour l’administration Trump. « Notre implication (…) n’est pas une faveur. Elle est essentielle à notre propre sécurité, à notre propre prospérité« , a-t-il déclaré.
✍️ AFP


