« Sur un projet de 100 000 dollars si tu as des « tariffs » de 25 %, c’est 25 000 dollars de moins sur ta facture. On est là en ce moment. Notre marge de profit a énormément baissé. Nos dépenses sont tellement élevées qu’on arrive au bout de la ligne », détaille le chef d’entreprise.
Et la guerre commerciale produit maintenant un autre effet ricochet, alerte l’Association des fabricants de meubles du Québec. « Quand Donald Trump met des « tariffs« , il ne met pas juste des « tariffs » au Canada, il met des « tariffs » partout », analyse son président, Gilles Pelletier.
Freinée elle aussi à l’entrée des États-Unis, une partie des meubles asiatiques se rabat, dit-il, sur le Canada à des prix impossibles à suivre ici. « C’est la compétition qui est malsaine. C’est néfaste pour nous. Il faut arriver à contrôler le dumping de meubles importés au Canada, pour nous c’est primordial », avertit Gilles Pelletier.
Sous la pression, Ottawa a imposé cet été une taxe provisoire de 25% sur certains meubles importés. Et depuis cette semaine, il réexamine aussi des restrictions déjà appliquées à du mobilier chinois et vietnamien. Première décision attendue d’ici la fin janvier 2027.
✍️ RFI


