Le Yémen, pays pauvre de la péninsule Arabique, a replongé dans la guerre en juillet sur fond d’embrasement régional.
Après une meurtrière offensive sur le sol yéménite, les rebelles ont cette fois mené une vaste attaque contre des cibles économiques et militaires en Arabie saoudite, qui dirige la coalition militaire soutenant le gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale.
Cet épisode, qui a blessé 73 civils, dont des femmes et enfants, selon le porte-parole de la coalition, marque « une escalade significative« , souligne auprès de l’AFP Andreas Krieg, enseignant au King’s College de Londres.
Les Houthis ont frappé à l’aide de dizaines de drones et de missiles le sud de l’Arabie saoudite, visant des sites du géant pétrolier Aramco à Abha, Najran, et Jizan, ainsi que la base aérienne King Khalid à Khamis Mushait, selon le porte-parole militaire des rebelles Yahya Saree.
Cette opération d’ampleur a été menée en riposte à « 121 frappes » menées par Ryad au Yémen ces trois derniers jours, a-t-il ajouté.
Le sud de l’Arabie saoudite, frontalier du Yémen, abrite d’importantes infrastructures pétrolières, notamment à Jizan où Aramco exploite l’une des plus importantes raffineries du royaume, déjà prise pour cible à plusieurs reprises depuis juillet et arrêtée dans la foulée.
Selon Ryad, qui a « réaffirmé son droit (…) à défense sa souveraineté« , ces nouvelles frappes ont causé « des incendies sur plusieurs sites, entraînant l’interruption temporaire de certaines opérations« .
✍️ AFP


