
Des familles sinistrées dénoncent
« Nous sommes nous même dans l’illicite et nous n’avons donc pas été en mesure d’intervenir pour empêcher cette infraction. Il est clair que ces individus tentent ainsi d’exploiter cette aubaine pour bénéficier d’un logement. Ce qu’ils ignorent c’est que les autorités locales ont procédé au recensement des familles, qui occupent ce bidonville depuis près de vingt années » ont fait remarquer avec amertume des responsables de ces familles abordées à ce sujet.
En effet, il importe de rappeler que les services de la daïra d’Aïn El Turck ont procédé au cours du mois de janvier 2024 au recensement des indus occupants de ce lieu où 200 familles sinistrées y ont, faute de mieux, élu domicile dans des conditions de vie effarantes et effrayante. Notons encore que ces familles ont commencé à s’installer en ce lieu vers la fin de l’année 2015. Leur nombre a depuis nettement augmenté.
« Nous avons recensé ces familles et nous soumettrons chaque dossier à une enquête au cas par cas pour décider de celles qui devraient bénéficier d’un relogement conformément aux règles élémentaires en vigueur » avait confié en substance à l’époque le chef de daïra, qui était présent sur les lieux lors de ce recensement.
« Cela fera bientôt deux décennies que nous glandons à attendre un hypothétique relogement comme nous l’ont promis lors du recensement les autorités locales. Des familles sinistrées du bidonville, qui était répertorié juste en face de la base aérienne, sise à l’entrée de Bousfer ont bénéficié d’un relogement. Et pourtant leur bidonville n’était pas plus ancien que le nôtre. Nous nous sommes installés avec nos familles dans cet ilot de masures et avons mis au clou toutes nos économies pour en acquérir une baraque . Nous n’avions pas où aller, c’était à prendre où à laisser où encore aller chercher ailleurs où se loger temporairement chez sa famille. Nous souhaitons beaucoup que les autorités honorent leurs engagements » ont encore ajouté nos interlocuteurs avec une pointe de dépit.
Il convient de signaler dans ce contexte que plus de 400 familles sinistrées, qui avaient élu domicile dans quatre bidonvilles essaimés à travers le chef-lieu de la daïra d’Aïn El Turck, ont été relogées au cours des trois dernières années. Les autorités locales ont procédé après ce relogement à la démolition des bidonvilles, qui étaient occupés par ces familles.
Il s’agit du bidonville communément appelé « La Foire« , qui était mitoyen au siège du tribunal d’Aïn El Turck, celui qui était répertorié sur les hauteurs de la localité de St Roch, celui situé au niveau du lieudit Si Nacer, en référence à un ancien mausolée, près du village de Cap Falcon et l’ex-fourrière municipale, sise dans la localité de St Germain.
✍️ Rachid Boutlélis


