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Thaïlande : accord sur la nouvelle coalition gouvernementale

Les partis politiques « Pheu Thai » et  « Bhumjaithai », arrivés deuxième et troisième aux élections législatives en  Thaïlande, ont annoncé une nouvelle coalition pour la formation d’un  gouvernement.

« Les deux partis détiennent ensemble 212 sièges à la Chambre des  représentants et oeuvrent pour le soutien d’autres partis pour former un  gouvernement », a indiqué mardi le chef du parti « Pheu Thai », Chonlanan  Srikaew.
Cette annonce intervient après que le parti « Move Forward » (MFP), arrivé  largement en tête des élections et disposant de 151 députés à la chambre  des représentants, a été écarté d’une coalition de huit partis qui tentait  de former un gouvernement.
Le « Pheu Thai » a expliqué sa stratégie d’écarter le parti vainqueur des  élections par le refus de l’ensemble de ses partenaires potentiels de  participer à un gouvernement incluant le « Move Forward ».
L’exclusion du MFP, qui a refusé d’abandonner son projet de réformer la  loi de lèse-majesté, était une des conditions posées par le « Bumjaithai »,  important allié du gouvernement sortant, pour rejoindre une coalition menée  par le parti « Pheu Thai ».
Pour pouvoir former un gouvernement en Thaïlande, il faut non seulement  obtenir le soutien de la Chambre des représentants (500 députés) mais aussi  du Sénat, constitué de 250 membres nommés.
Le « Pheu Thai » a présenté comme candidat au poste de Premier ministre  l’homme d’affaires Srettha Thavisin, après que la candidature du chef du  MFP, Pita Limjaroenrat, a été bloquée par les sénateurs.
Pita Limjaroenrat, 42 ans, avait obtenu 324 voix dans les deux chambres  lors d’un vote à la mi-juillet, dont uniquement 13 au Sénat.
Sa deuxième  tentative quelques jours plus tard a été bloquée et il a été suspendu de  son mandat de député par la Cour constitutionnelle pour détention de parts  dans une chaîne de télévision durant sa campagne électorale, ce qui est  interdit par la loi thaïlandaise.

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