A la UneSlider

Les producteurs de la pêche à Bousfer demandent l’aide de l’État

La faible quantité de pluie enregistrée depuis le début de l’année a eu un impact grave sur les agriculteurs. C’est particulièrement le cas des agriculteurs de la pêche de la région de Bousfer, dans la daïra d’Ain El Türck, relevant de l’exploitation agricole collective (EAC N°12) connue sous le nom de « Benamar Boubekeur », située à la sortie sud-ouest de la commune de Bousfer.

Face aux dommages causés par cet aléa climatique, les professionnels spécialisés dans la culture de ce fruit nous ont contactés pour soulever les nombreux problèmes auxquels ils sont confrontés en raison de la sécheresse qui sévit cette année et qui a placé les arboriculteurs dans une situation catastrophique. Ils demandent aux autorités publiques de les soutenir pour faire face aux difficultés engendrées par le manque de pluie.

« Nous ne savons plus à qui nous adresser. Comme vous pouvez le constater, nous sommes déjà très affectés (financièrement) par la très mauvaise récolte de cette année en raison de la sécheresse qui a gravement touché la production de pêches. À cela s’ajoutent des dettes qui ne cessent de nous plonger dans une situation encore plus précaire », déclare M. Belarbi Mohamed, originaire de Bousfer, doyen de l’exploitation agricole « Benamar Boubekeur » et professionnel de la pêche depuis de nombreuses années.

D’autre part, l’inquiétude règne parmi les arboriculteurs de cette EAC, tout comme dans les autres exploitations agricoles de la région de Bousfer. Selon nos observations sur place, de nombreux arbustes de pêches et d’abricots, réputés pour leur capacité de résistance, ont été fortement touchés par les effets de la sécheresse, tandis que d’autres n’ont même pas pu pousser normalement faute de pluie. Nos sources indiquent que leurs préoccupations ont été transmises à la direction des Services agricoles de la wilaya d’Oran (DSA) afin d’obtenir un éventuel soutien financier ou des compensations pour les pertes subies cette année en raison de la mauvaise récolte.

En plus de ces faits, l’exploitation agricole « Benamar Boubekeur N°12 » de Bousfer, comme les autres exploitations agricoles, ne dispose pas d’un système d’irrigation, notamment le goutte-à-goutte. Ainsi, face à cette situation, les agriculteurs se retrouvent souvent obligés d’irriguer leurs terres à leurs frais, à des prix exorbitants, en faisant appel à des vendeurs d’eau.

Il est important de rappeler qu’au cours de la visite de travail et d’inspection effectuée à la station d’épuration (STEP) de Cap Falcon, dans la commune d’Ain El Turck, en janvier dernier, le wali d’Oran a été profondément contrarié lorsqu’il a appris des responsables de la STEP que le taux de terres agricoles irriguées était de 0%. Un résultat accablant pour tous les agriculteurs de la région de la corniche oranaise qui se demandent légitimement à quoi sert une STEP qui est censée irriguer tous les champs agricoles ?

Il est plus que souhaitable que les responsables de la Direction des Services agricoles (DSA) effectuent une visite sur le terrain avant le début de l’été, pour que les agriculteurs de la pêche de Bousfer, qui sont désemparés, puissent constater les dommages causés par les aléas de la nature et sauver ce qui peut encore l’être, notamment en ce qui concerne la variété la plus connue, l’Alberta en particulier.

Rédaction web

 

Bouton retour en haut de la page