
Les concentrations les plus élevées ont été relevées dans les poissons, les fruits de mer et la viande, tandis que les produits laitiers et végétaux affichent généralement des niveaux plus faibles. Les chercheurs soulignent toutefois que l’exposition dépend aussi des quantités consommées : les céréales, largement présentes dans l’alimentation quotidienne, peuvent ainsi contribuer à l’exposition globale. Ils appellent à renforcer la surveillance des PFAS dans les aliments, sans recommander d’exclure certains produits de l’alimentation.
✍️ Benmansour Fadia
Les polluants éternels, appelés PFAS, sont des substances chimiques fabriquées par l’être humain et utilisées depuis des décennies dans de nombreux produits industriels et du quotidien.
Leur surnom vient du fait qu’ils se dégradent extrêmement lentement dans l’environnement. Certains peuvent persister pendant des dizaines, voire des centaines d’années.
Où les trouve-t-on ?
1. Les ustensiles antiadhésifs
Certaines poêles et casseroles antiadhésives ont été fabriquées avec des substances de cette famille, notamment des composés liés au PTFE.
2. Les vêtements imperméables
Certaines vestes, chaussures et textiles résistants à l’eau ou aux taches peuvent contenir des PFAS.
3. L’alimentation et l’eau
Des PFAS peuvent contaminer l’eau potable, les poissons, les fruits de mer, la viande et d’autres aliments, notamment par la pollution des sols et des eaux.
4. Certains emballages alimentaires
Des emballages résistants à la graisse, comme certains papiers et cartons alimentaires, ont également utilisé des PFAS.
Pourquoi sont-ils préoccupants ?
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Ils persistent longtemps dans l’environnement et certains s’accumulent dans l’organisme.
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Certains PFAS sont associés à des risques sanitaires, notamment une perturbation du système immunitaire, une augmentation du cholestérol et certains cancers. Les effets varient selon la substance et le niveau d’exposition.
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Ils sont difficiles à éliminer une fois qu’ils ont contaminé les eaux et les sols.
Comment réduire son exposition ?
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Varier son alimentation plutôt que supprimer systématiquement le poisson, la viande ou les céréales.
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Éviter d’utiliser des ustensiles antiadhésifs très abîmés et respecter les consignes du fabricant.
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Privilégier, lorsque c’est possible, des produits dont le fabricant garantit l’absence de PFAS.
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S’informer sur la qualité de l’eau potable dans sa région si une contamination est suspectée.
À retenir : les PFAS ne sont pas tous aussi dangereux, et leur présence ne signifie pas automatiquement qu’un produit présente un risque immédiat. Le problème est surtout lié à certaines substances persistantes et à une exposition répétée sur la durée.


