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Une ancienne femme de ménage vole près d’un demi-milliard de centimes chez un ressortissant turc à Chéraga

Le tribunal de Chéraga a jugé, ce lundi, une femme nommée B.Y., mère de quatre enfants, poursuivie pour vol avec effraction. Elle est accusée d’avoir pénétré par effraction dans la maison d’un ressortissant turc, responsable d’une entreprise, chez qui elle avait travaillé comme femme de ménage pendant trois ans. Elle a forcé la porte de son domicile et volé 465 millions de centimes dans la chambre à coucher, profitant de l’absence des occupants.

L’affaire a été déclenchée par une plainte déposée auprès des services de police par la victime, qui a découvert la disparition de la somme d’argent en son absence et celle de son épouse. Une partie du montant était destinée au paiement des salaires des employés et au loyer du logement.

L’enquête menée par la police a permis de relever des empreintes et d’examiner les images des caméras de surveillance installées au domicile. Les vidéos montrent la suspecte B.Y. descendant d’une voiture Peugeot 208, frappant à la porte avec un sac à dos, puis entrant par l’arrière après un moment d’attente. Elle ressort une demi-heure plus tard avec le même sac. La victime a formellement reconnu l’ancienne employée, affirmant qu’il l’avait renvoyée un an et demi plus tôt, la soupçonnant déjà de plusieurs vols.

Lors de l’audience, la victime a confirmé sa plainte, précisant que l’accusée connaissait parfaitement les accès de la maison ainsi que ses horaires d’absence. Il a ajouté qu’elle savait également que son épouse participait tous les lundis à des séances de lecture du Coran avec la communauté turque en Algérie, et qu’elle avait commis le vol exactement le même jour la semaine précédente.

Face aux accusations, B.Y. a reconnu les faits, expliquant qu’elle était poussée par des difficultés financières. Elle a déclaré qu’elle s’était rendue au domicile pour demander de l’aide, mais qu’elle avait finalement profité de l’absence des propriétaires pour commettre le vol. Elle a exprimé ses regrets, affirmant que la maladie de son fils et son incapacité à payer ses soins l’avaient poussée à agir ainsi.

Le procureur a requis une peine de 5 ans de prison ferme assortie d’une amende de 500 000 DA avec mandat de dépôt. Après délibération, le tribunal a condamné l’accusée à 3 ans de prison ferme et une amende de 300 000 DA, en plus du paiement de 1 million DA en réparation du préjudice subi par chacune des parties civiles.

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