
À Oran, les exemples sont assez nombreux pour refléter ce revers. C’est le cas du marché de haï Es-Sabah, qui reste à l’abandon total. Déserté d’abord par les clients, puis par les vendeurs qui préfèrent étaler leurs marchandises sur les trottoirs, afin d’attirer plus de clients. Selon les habitants, ce marché aidera à réorganiser le quartier, mais les propriétaires des box ont constaté que les clients sollicitent plus les vendeurs informels des charrettes implantées dehors, que l’enceinte du marché. Vu le laxisme, tous les marchands ont pris place dehors, sur les trottoirs et les bas-côtés des bâtiments. Désormais le marché est à l’abandon et l’anarchie s’y est installée partout. Les services de l’APC qui ont toujours une longueur de retard, peinent à réactiver ce marché, mais en vain. Le marché de haï Es- Sabah n’est pas le seul, puisque le programme avait touché plusieurs quartiers de la wilaya qui ont pratiquement connu le même sort. Pourtant, ces box ont été distribuées à de jeunes chômeurs qui ont préféré les déserter et opter pour l’informel. L’Etat qui a statuer, n’avait peut-être pas prédit ces dérives, surtout que les endroits où ces marchés sont implantés, sont souvent bien choisis, contrairement aux locaux du centre de quartier, ce qui explique le manque de sollicitation de la part des jeunes. Des voix s’élèvent pour inciter les responsables du secteur du Commerce en collaboration avec l’APC et la wilaya, pour relancer ces marchés parisiens pour d’autres projets d’utilité publique, ou les redistribuer à des artisans pour exercer leur fonction hobbys.
✍️ J.M


