Au moment où la pomme de terre, est proposée à des prix oscillants entre 100 et 120 dinars, voilà que celui de la tomate connait lui aussi la hausse en atteignant, dans certains quartiers la barre des 250 dinars le kilogramme.
La directrice du marché de gros d’El kerma justifie cette tendance par un déséquilibre entre l’offre et la demande. Pour leur part, les producteurs justifient cette situation par d’autres arguments liés au coût de production. Ils citent dans ce cadre la hausse des prix du film plastique utilisé pour la production sous serres ou encore la cherté des prix de certains intrants. Idem pour la pomme de terre, qui malgré l’entrée sur le marché de grandes quantités du produit déstocké, les prix ne cessent d’augmenter.
Des prix qui grèvent dangereusement le budget des ménages dont le pouvoir d’achat ne cesse d’être laminé par l’inflation qui a fortement augmenté en une année. Quant aux solutions, elles tardent à venir. L’augmentation récurrente des prix est un phénomène auquel le consommateur est aujourd’hui habitué.
Il est vrai que les prix des intrants ont augmenté, notamment pour les cultures sous serres, mais est-ce suffisant pour justifier cette hausse des prix à la vente au détail ? Non affirment des spécialistes qui situent le mal dans la chaine de commercialisation qui échappe à toute régulation et tout contrôle. Et en attendant, la virée au marché des fruits et légumes devient de plus en plus chère et les prix ne cessent de grimper pour atteindre des niveaux dangereux qui ont laminé le pouvoir d’achat des faibles bourses.
Rayen H.


