
Le directeur de la santé et de la population a présidé au début de semaine, une réunion consacrée à l’institut national de cancer, qui sera inauguré prochainement.
Cette réunion a permis au responsable du secteur, de mettre le point sur l’opération d’acquisition du matériel médical. Le but est de faire vite et éviter les couacs de l’hôpital des grands brûlés lorsque les appareils nécessaires pour la prise en charge des malades ont tardé à être réceptionnés. L’institut sera, rappelons-le, doté des dernières innovations dans le domaine de la thérapie et la prise en charge des cancéreux.
Le premier du genre à l’échelle nationale, cet institut qui sera livré en 2025, abritera plusieurs services et laboratoires qui permettront une meilleure prestation de service. Ce nouvel établissement qui accueillera des patients de toutes les wilayas, sera d’une grande capacité, d’où l’idée de l’équiper par trois accélérateurs linéaires. Par ces deux appareils, la wilaya disposera de huit accélérateurs ce qui augmentera la capacité de prise en charge des malades.
Ce projet s’ajoute à plusieurs d’autres réceptionnés au cours des 5 dernières années, faisant d’Oran un pôle médical par excellence.
Une wilaya dont le secteur de la santé est boosté par plusieurs établissements sanitaires. L’Etat a mis le défi de la lutte et la prise en charge des maladies cancérigènes en ligne de mire, notamment avec le programme d’action de la Commission nationale de prévention et de lutte contre le cancer pour la période 2024-2028 qui vise à réduire le nombre des cas de cancer et partant celui des décès.
Le programme d’action pour la période 2024-2028 repose sur cinq axes, avec en tête la prévention qui, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), est à même d’éliminer les causes de la maladie et partant réduire le nombre de cas à plus de 50% et celui des décès de 20 à 30%.
Le deuxième axe du programme d’action concerne le dépistage précoce, notamment des cancers les plus répandus en Algérie, à l’instar du cancer du sein, du cancer colorectal et du cancer de la prostate.
Quant au troisième axe, il concerne le diagnostic précoce qui est à même d’augmenter le taux de guérison, pouvant atteindre 97% pour le cancer du sein.
Le quatrième axe du programme d’action de la Commission porte sur la prise en charge du patient atteint du cancer et de son parcours thérapeutique, dont les résultats seront positifs, tant pour le malade (augmentation du taux de guérison) que pour le Trésor public (réduction des coûts des soins).
Le cinquième axe du programme d’action de la Commission, consacré à la recherche scientifique en oncologie visant à améliorer l’état de santé des patients atteints de cette maladie.
J.M.


