RégionsSlider

Entre 150 et 250 dinars le kilo, la pastèque se fait désirer

En cette période estivale, la pastèque, la banane, la poire, les fraises, les figues, les pommes, sont inaccessibles pour les moyennes et petites bourses. Le constat est de plus en plus amer au goût des consommateurs aux revenus modeste.

Les chefs de famille sont surpris par le prix élevé des fruits de saison que beaucoup ne peuvent pas acheter.
En effet, les prix des fruits de saison connaissent ces derniers jours, une hausse vertigineuse, sur l’ensemble des marchés de la wilaya d’Oran.
Les citoyens interrogés sur la question au niveau du marché de la rue des Aurès (ex-La bastille) disent que les fruits de saison sont devenus des produits de luxe en ces temps de forte chaleur.
Certains assurent que les prix de la plupart de certains légumes et fruits, en général, ne sont plus à leur portée, surtout pendant cette saison estivale.
Ils se disent par ailleurs surpris par le niveau élevé des prix depuis le début de la canicule, à l’exception de certains produits, comme la pomme de terre, l’oignon et la tomate, qui restent un peu bas en raison de leur abondance actuellement.
Il est à noter que la plupart de ces produits fruitiers ont été touchés par la vague de chaleur intense sévissant dans la plupart des wilayas du pays, depuis plus d’un mois.
À l’instar du raisin et la pomme dont les prix ont également augmenté de manière significative, atteignant des records, le cas le plus édifiant et le plus ahurissant est celui de la pastèque et du melon, dont les prix dépassent tout entendement.
Le prix du kilogramme de la pastèque oscille en effet entre 180 et 300 dinars, de quoi donner froid dans le dos.
Pour le reste, le raisin est à 300 dinars, après un record atteignant 500 dinars et plus, et 350 dinars le kilogramme pour les pommes locales, 360 dinars pour les pêches.
En revanche, les prix des produits suffisamment disponibles comme l’oignon ou la pomme de terre sont restés relativement stables, contrairement à d’autres produits comme les haricots verts, la courgette, la tomate ou la salade qui n’ont pas échappé à cette hausse faute d’offre suffisante, tributaire d’une production irrégulière.
Pour leur part, les commerçants justifient cela par le manque d’approvisionnement et assurent que les prix des légumes et des fruits sont déjà élevés au niveau des marchés de gros et les marchés de détail qui répercutent ces hausses.
Ce qui pousse les citoyens propriétaires de véhicules à faire leurs emplettes ailleurs que dans les communes limitrophes.
Le bouche à oreille aidant, ils ne sont rebutés ni par les distances ni par la perte de temps.
On les retrouve souvent à Benfreha où «vous choisissez vous-mêmes de vos propres mains la marchandise qui vous convient à des prix corrects», dit un retraité qui profite de ses sorties pour effectuer ses achats loin du «marché brûlant» au Marché Michelet du centre-ville d’Oran, commente-t-il.
D’autres n’hésitent pas à se déplacer jusqu’au marché de Sidi Marouf où, semble-t-il, ils trouvent ce qu’ils recherchent.
Les vendeurs ambulants venus écouler leurs marchandises des wilayas limitrophes voire même éloignés, arrivant en camionnettes remplies à ras bord, pratiquaient des prix convenables jusqu’au jour où ils se sont rendus compte qu’ils devaient, pour plus de bénéfices, s’aligner sur les résidents, à l’image de la localité de Belgaïd, où les prix dépassent tout entendement.
S’ils évoquent l’éloignement, comme raison à ces hausses, ils ne peuvent, en revanche, justifier les écarts importants des prix qu’ils pratiquent dans des régions même proches, comme Sidi El Bachir, El Hamri et autres.
Force est d’avouer que, contrairement aux années passées, on ne trouve que rarement des produits du terroir.
En somme, la pression qu’a enregistrée la demande sur les fruits et légumes durant la haute saison était exercée aussi par la demande des restaurants de la côte, des fêtes de mariages, une hausse qui a atteint 20%.
Exception faite pour les produits subventionnés ou ceux dont les prix sont plafonnés, le marché a fonctionné, selon la règle de l’offre et la demande.
Par ailleurs, la perturbation de l’approvisionnement des marchés de gros, faute d’une production régulière, a affecté sensiblement les prix et constitue le principal facteur de cette perturbation.
Rayen H    

 

Bouton retour en haut de la page