
Cette rencontre scientifique, placée sous le thème « Cancer du cavum : diagnostic et prise en charge« , a été consacrée aux médecins généralistes et spécialistes de différentes disciplines, dans le but de renforcer leurs connaissances sur ce type de cancer, notamment en ce qui concerne les moyens modernes de diagnostic et les différentes options thérapeutiques disponibles.
La docteure Hakima Kihili, du service d’oncologie médicale de l’EHU d’Oran, a indiqué que le cancer du cavum, également appelé cancer du nasopharynx, est le cancer le plus fréquent parmi les cancers oto-rhino-laryngologiques au niveau national, soulignant que sa survenue est liée à plusieurs facteurs de risque, notamment des facteurs viraux, en particulier l’infection par le virus d’Epstein-Barr.
La même intervenante a souligné que le diagnostic précoce constitue l’un des principaux axes de la prise en charge de cette maladie, précisant que plusieurs techniques permettent de la détecter et d’évaluer son extension, à l’instar de la nasofibroscopie et de l’imagerie par résonance magnétique, ainsi que de la tomographie par émission de positons, qui permet de localiser la maladie et, le cas échéant, de détecter la présence de métastases à distance.
S’agissant du traitement, la docteure Kihili a expliqué que le cancer du cavum se distingue de nombreux autres cancers oto-rhino-laryngologiques en matière de prise en charge chirurgicale, son traitement ne reposant pas principalement sur la chirurgie, mais essentiellement sur la radiothérapie et la chimiothérapie, compte tenu de sa forte sensibilité à ces deux types de traitement. Le programme scientifique de cette rencontre a également comporté une présentation consacrée à l’immunothérapie, considérée comme l’une des nouveautés dans la prise en charge de ce type de cancer. Un spécialiste de la ville de Marseille a été invité à partager ses connaissances et les dernières avancées dans ce domaine, ainsi qu’à échanger son expérience avec les médecins participants.
La docteure Kihili a indiqué que l’immunothérapie est désormais disponible en Algérie, ce qui élargit les options thérapeutiques proposées aux patients, en fonction de leur état et de l’évaluation des équipes médicales spécialisées. Elle a, dans ce contexte, relevé que le cancer du cavum présente une réponse « importante » à la radiothérapie et à la chimiothérapie, précisant que les services d’oncologie suivent des patients qui vivent depuis dix et quinze ans après leur prise en charge, ce qui met en évidence l’importance du diagnostic précoce et du suivi médical régulier.
L’organisation de cette journée scientifique s’inscrit dans le cadre des efforts visant à renforcer la formation médicale post-graduée et l’échange d’expériences entre médecins et spécialistes, contribuant ainsi à suivre les évolutions enregistrées dans le domaine du diagnostic et du traitement des cancers et à améliorer la prise en charge des patients.
✍️ R.L


