
«Pour les archéologues, ces moments sont extrêmement précieux car la nature révèle brièvement un objet qui est caché sous le Danube la plupart du temps», a indiqué jeudi Pavel Popov, du Musée historique régional de Pleven (nord de la Bulgarie), soulignant que cette situation offre «une occasion rare de l’observer, de le documenter et de l’étudier dans son environnement réel».
Inauguré en 328, le pont reliait l’ancienne cité d’Ulpia Oescus, dans l’actuelle Bulgarie, à Sucidava, en Roumanie. Long de plus de deux kilomètres, il est considéré comme l’un des plus grands ponts construits durant l’Antiquité, bien que son existence ait été de courte durée, sa destruction étant estimée vers l’année 367. Une équipe du Musée historique régional de Pleven a effectué mardi des prises de vues aériennes et documenté les vestiges visibles du pont, près du village de Gigen, dans le nord de la Bulgarie. Cette découverte, rendue possible par la baisse inhabituelle du niveau du Danube, constitue une opportunité exceptionnelle pour les spécialistes d’approfondir leurs connaissances sur les techniques de construction romaines et sur le rôle stratégique de cet ouvrage dans l’Antiquité.
APS


