
Le documentaire, intitulé «Algérie – Afrique… les liens de l’avenir», a mis en lumière le rôle des infrastructures dans le soutien à l’intégration africaine ainsi que les dimensions de la vision algérienne dans ce domaine à travers des projets de connexion terrestre, maritime et aérienne ainsi que la numérisation, qui s’inscrivent dans le cadre d’un système intégré de connectivité africaine visant à créer de nouveaux corridors économiques renforçant la capacité du continent à exploiter de manière optimale ses ressources.
Dans le domaine des transports, le conseiller du ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, chargé des transports, Abdelkrim Rezzal a affirmé que l’Algérie avait adopté dès le départ «la doctrine des solutions africaines aux problèmes africains» et fait du développement des infrastructures logistiques et de transport l’un des moyens de soutenir le développement de l’Afrique, qui regorge d’énormes potentialités et ressources.
Il a également mis en avant la vision algérienne pionnière, et ce depuis le lancement du projet de la route Transsaharienne, soulignant l’importance de cette idée née de la volonté des présidents des pays du Sahel de promouvoir le développement dans leurs pays respectifs en renforçant les échanges commerciaux et le développement territorial, de sorte que le projet ne se limite plus à la construction d’une route, mais consiste à la transformer en un corridor économique.
Pour sa part, le directeur général des infrastructures, au ministère des Travaux publics et des Infrastructures de base, Smaïl Rabehi, a indiqué qu’en dépit de tous les défis auxquels le projet est confronté, ceux-ci sont progressivement surmontés grâce au développement de moyens adaptés à la nature de la région, précisant que l’Algérie contribuera à l’achèvement du projet au Tchad à travers la réalisation de deux tronçons d’une longueur respective de 76 et 85 kilomètres, ce qui permettra d’achever le projet dans les meilleurs délais.
D’autre part, les ports et le transport maritime constituent un maillon essentiel du système de connectivité continentale, notamment pour les pays africains qui ont besoin d’accès aux marchés mondiaux, ce qui favorise la fluidité des échanges commerciaux et complète les réseaux routiers et ferroviaires.
Dans ce même contexte, le directeur du transport maritime des marchandises au ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Abdelhak Boukherouba, a relevé que l’Algérie œuvrait au développement d’une ligne logistique reliant les ports aux autoroutes et aux lignes ferroviaires, tirant profit de sa façade maritime qui permet, notamment aux pays du Sahel, d’accéder aux marchés mondiaux à travers un corridor logistique permettant de réduire la durée du transport d’environ 12 jours et les coûts d’environ 30 %.
Il a ajouté que l’Algérie avait mis en place un programme pour renouveler sa flotte, parallèlement à la modernisation des infrastructures portuaires et à l’acquisition d’équipements modernes pour la manutention des marchandises, soulignant également que les hautes autorités œuvraient au renforcement de la gouvernance portuaire à travers la création d’une autorité nationale des ports, en plus de la numérisation des procédures.
Le documentaire a abordé l’importance du transport aérien en tant que maillon complémentaire de ce système, à travers l’élargissement du réseau de connexions entre l’Algérie et les différentes destinations africaines et le soutien de la dynamique économique, institutionnelle et culturelle entre les différentes régions du continent.
Dans ce contexte, la chargée des affaires internationales au sein du groupe Air Algérie, Siham Kadi, a expliqué que la compagnie était présente en Afrique de l’Ouest et qu’elle œuvrait aujourd’hui à renforcer sa présence à travers les vols long-courriers, précisant que la compagnie ambitionnait d’élargir son réseau et, par conséquent, de renforcer sa position parmi les grandes compagnies aériennes du continent.
Le documentaire est également revenu sur la volonté de l’Algérie de construire des ponts numériques transsahariens, faisant ainsi du flux de données une partie du processus d’intégration économique du continent, mettant en avant le projet de liaison par fibre optique transsaharienne qui regroupe six pays, à savoir l’Algérie, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria et le Tchad, et qui repose sur un axe principal reliant l’Algérie au Nigeria.
Ainsi, la directrice centrale d’Algérie Télécom, Rachida Bouhabda, a affirmé que l’entrée en service de ce projet, qui vise à créer une infrastructure numérique régionale de télécommunications à très haut débit, renforcera la connectivité géographique de la région du Sahel et favorisera une véritable transformation numérique.
Elle a également mis en avant, à cet égard, les atouts de l’Algérie dans le domaine de la connectivité internationale, notamment à travers les câbles sous-marins, évoquant le projet de réalisation de deux nouveaux câbles sous-marins à l’horizon 2028 et 2029, ainsi que les projets de centres de données.
✍️ APS


