Le tribunal de Chéraga a jugé, ce mardi en fin de journée, un jeune homme âgé d’une vingtaine d’années, identifié par les initiales S.A., poursuivi dans le cadre de la procédure de comparution immédiate pour détention de substances psychotropes en vue de leur mise en circulation.
Les faits présentent une particularité inhabituelle : le mis en cause s’est rendu de son propre chef dans un commissariat à l’ouest de la capitale, en possession de 25 comprimés hallucinogènes de type prégabaline, sollicitant expressément son incarcération. Les services de police ont alors procédé à l’établissement des procès-verbaux nécessaires avant de le présenter au procureur de la République près le tribunal de Chéraga.
À la barre, le prévenu a reconnu les faits, expliquant que son geste était motivé par une profonde détresse psychologique liée à des problèmes familiaux. Il a notamment affirmé avoir récemment découvert que son père biologique purge une lourde peine de prison, tandis que sa mère vit avec un homme qu’il croyait être son père durant de longues années. Une révélation qu’il dit avoir apprise après avoir trouvé des documents relatifs à une demande de filiation le concernant, ainsi que son frère jumeau.
Le jeune homme a soutenu qu’il s’agissait de sa première acquisition de substances psychotropes, affirmant ne jamais les avoir consommées ni proposées à autrui. La défense a plaidé en faveur de l’absence d’intention criminelle, estimant que les éléments constitutifs de l’infraction n’étaient pas réunis, le prévenu s’étant présenté volontairement aux services de police. Elle a sollicité son acquittement, ou à défaut, l’application des circonstances atténuantes.
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