L’affront de la mafia du tabac
Ce piteux état de fait donne au contraire l’impression que cette sournoise déficience tend à perdurer encore dans le temps et ce, avec toutes les multiples répercussions négatives sur le consommateur.
« Les dindons de la farce dont on nous qualifie méchamment, ne peuvent nullement vouloir dire que nous ignorons d’où vient le vent. Nous sommes obligés cependant de faire avec en attendant que cela s’apaise. Parce que nous n’avons malheureusement rien dans les mains et rien dans les poches » ont tancé des fumeurs invétérés, issus de classe modeste, abordés à ce propos à proximité d’un bureau de tabac, répertorié au niveau de la place du Maghreb, ex-La Bastille, en plein cœur du centre ville d’Oran.
D’autres déclarations encore beaucoup plus lourdes de sens ont été formulées par d’autres interlocuteurs à Oran. La quasi-totalité des buralistes a clamé son innocence dans cette légendaire pénurie en affirmant « qu’elle se considère tout simplement comme une victime collatérale du consommateur« .
Toujours est-il qu’entre temps la mafia du tabac continue de sévir, en redoublant de férocité au fur et à mesure que le temps passe sans être inquiétée et ce, en exploitant sournoisement ce qui semble être, en toute vraisemblance, une insolente impunité.
✍️ Rachid Boutlélis


