Charles Giusti a fait savoir que le dispositif de sécurité, dépassé par les débordements de samedi dernier, va être adapté et surtout renforcé « face aux risques des casseurs« .
« On mettra les moyens qu’il faut et on demandera des renforts si besoin« , a-t-il assuré. Il ajoute qu’aucun couvre-feu n’est envisagé à ce stade.
Il est également revenu sur les incidents du samedi 17 octobre, notamment à Poitiers. À l’instar de nombreuses communes en France, la manifestation contre la vie chère a occasionné des exactions isolées contre les commerces, les forces de l’ordre et les lieux de pouvoir.
Le préfet de la Vienne a décrit « un climat plus que délétère » et a expliqué le manque d’anticipation des autorités par l’absence de déclaration préalable des rassemblements.
« Les forces de l’ordre ne pouvaient pas être partout. Elles sont intervenues dès que possible. Je voudrais saluer et apporter mon soutien aux commerçants qui ont été touchés« , a déclaré le préfet de la Vienne.
Des millions d’euros de préjudice
À Poitiers, les boutiques Sephora et Foot Locker ont été pillées le 17 octobre, entièrement vidées de leur stock. Pour Pierre-Marie Moreau, élu au tourisme, directeur de centre commercial et président de la chambre de commerce et d’industrie (CCI) de la Vienne, le préjudice s’élèverait à « plusieurs centaines de milliers d’euros pour ne pas dire un million » au Foot Locker et « entre 1 et 2 millions d’euros » pour le magasin de produits cosmétiques.Huit personnes ont été blessées, dont un manifestant. Un policier a dû être opéré à la suite d’une fracture du poignet.
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