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Grand Prix Assia Djebar du roman : «Une récompense aux efforts des créateurs algériens et un hommage à une grande figure littéraire»

Le ministre de la Communication, M. Mohamed Bouslimani, a souligné, samedi soir à Alger que le Grand Prix Assia Djebar du roman, placé sous le haut patronage du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, constitue une «récompense aux efforts des créateurs algériens et un hommage de fidélité à l’icône de la littérature algérienne», Assia Djebar.

Dans une allocution prononcée à l’occasion de la cérémonie de remise des prix aux lauréats de la huitième édition de cette distinction, organisée au Centre international de conférences (CIC) Abdelatif-Rahal, le ministre a indiqué que la défunte écrivaine algérienne, Assia Djebar compte parmi «les créatrices qui ont mis leur talent au service de la cause nationale de libération et ont fait connaître à l’autre ses luttes héroïques et sa profondeur civilisationnel».

Dans ce contexte, M. Bouslimani a relevé que «le patriotisme, chez Assia Djebar, n’était pas un simple slogan retentissant dormant au creux de ses œuvres, mais un principe immuable et un engagement inébranlable à toutes les étapes de sa vie».

Le ministre a rappelé la participation «d’Assia Djebar à la grève de l’Union générale des étudiants musulmans algériens (UGEMA), au prix de son avenir professionnel». Il a également évoqué son film documentaire «La Nouba des femmes du Mont Chenoua», qui a fait du cinéma, a-t-il ajouté, «un espace de mémoire et une tribune pour dévoiler le visage hideux du colonialisme».

Il a également salué l’œuvre littéraire d’Assia Djebar, «qui a franchi les frontières et a été traduite dans plusieurs langues», estimant que le Grand Prix Assia Djebar du roman constitue «une précieuse opportunité pour les jeunes plumes et les auteurs peu connus d’intégrer l’univers du roman algérien», exprimant , à ce propos, le souhait de «rehausser davantage le niveau de la création à chaque édition, avec la participation de tous», afin de «porter le roman algérien vers les cimes de l’universalité».

Il a, en outre, fait observer que la cérémonie de remise des prix de la 8e édition de cette distinction «coïncide avec la commémoration des massacres du 17 octobre 1961, au cours desquels des milliers d’Algériens ont été tués dans la capitale française, Paris, après avoir participé à des manifestations pacifiques pour réclamer l’indépendance et dénoncer les mesures discriminatoires et répressives», estimant que cette «convergence entre littérature et histoire confirme que la parole et la mémoire sont les deux facettes d’une même cause».

En conclusion, le ministre a rappelé avoir assisté, en 2001, à une cérémonie en hommage à Assia Djebar en Allemagne, aux côtés de l’ancienne ministre, moudjahida et écrivaine Zhor Ounissi, considérant que cet hommage «témoigne de la fierté de l’Etat algérien à l’égard de cette figure littéraire et de son œuvre raffinée, qui a rayonné sur tous les continents».

Par ailleurs, le Grand Prix Assia-Djebar du roman 2026 a été décerné, dans la catégorie du roman écrit en langue arabe, à Sara Mohamed Maâriche pour son œuvre «Ar-Rifraf (La biographie mythique de la montagne)», publiée par les éditions «Nemoris».

Dans la catégorie du roman écrit en langue amazighe, le prix est revenu à Farida Sahoui pour son roman «Agous» (La ceinture), paru aux éditions «Talsa».

Dans la catégorie du roman écrit en langue française, le prix a été attribué à Hosni Kitouni pour son roman «Ce que la mort m’a pris de toi», publié aux éditions «Casbah».

Le Grand Prix Assia-Djebar du roman a été créé en 2015 en hommage à l’écrivaine et universitaire algérienne Assia Djebar (1936-2015), considérée comme l’une des figures majeures de la littérature algérienne.

✍️ APS

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