Pour la deuxième fois en moins d’une semaine, Abhijeet Dipke a été interpellé devant les caméras des télévisions locales. « Nous vous plaçons en détention préventive, vous êtes en état d’arrestation« , lui a dit un policier devant la presse.
« Dictature ! » a réagi son Parti du peuple des cafards (CJP) sur les réseaux sociaux.
Le mouvement, qui s’est imposé depuis mai comme le porte-parole des colères de la jeunesse indienne, et l’opposition exigent la démission du président de la Commission électorale Gyanesh Kumar.
Ils accusent la révision des listes engagée par son institution de bénéficier au seul camp du Premier ministre Narendra Modi, au pouvoir depuis 2014.
La commission a nié toute irrégularité.
Le weekend dernier, les forces de l’ordre ont arrêté des milliers de personnes – plus de 20.000 selon la presse locale – à New Delhi pour y empêcher une manifestation organisée par le CPJ.
Arrêté à bord d’un avion qui venait d’atterrir dans la capitale, M. Dipke a été incarcéré vingt-quatre heures.
Mardi, deux autres dirigeants de son mouvement ont été interpellés pour avoir pénétré et agité des drapeaux indiens dans une zone du centre de la capitale interdite aux manifestants. Ils ont été placés en détention pour au moins cinq jours.
En réaction, Abhijeet Dipke avait appelé ses partisans à se réunir vendredi après-midi sur une place du centre de Delhi. Mais les autorités ont ordonné la fermeture de la place pour des « raisons administratives« .
AFP


