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Mers El kebir : l’APC annonce une campagne d’élimination des chiens errants

L’Assemblée populaire communale (APC) de Mers El Kébir a annoncé, jeudi, qu’elle s’apprête à mener une campagne d’extermination des chiens errants sur le territoire de la commune, à titre de prévention contre les zoonoses, notamment la rage, une maladie mortelle.

Il est à signaler que sur les 26 APC que compte la wilaya d’Oran, seule l’APC d’Oran dispose d’une fourrière canine permettant un meilleur contrôle de la prolifération des chiens errants. « Hormis l’APC d’Oran, 25 autres communes de la wilaya sont dépourvues de fourrières canines« , déplore un médecin vétérinaire. La prolifération des chiens errants est un problème qui préoccupe les autorités. Face à ce phénomène, la réduction de la population des chiens errants dans les rues figure parmi les actions urgentes à entreprendre. La Direction de la santé et de la population de la wilaya d’Oran lance régulièrement des appels pressants à destination des APC afin de « placer les chiens errants dans des fourrières canines« .

Les services municipaux de l’APC d’Oran viennent d’accélérer les opérations de capture de chiens errants, placés dans la fourrière canine de Chteibo. Toutefois, cette fourrière a une capacité d’accueil limitée à 300 chiens.

« Les APC sont pourtant responsables des animaux errants sur leurs communes et doivent organiser leur capture et leur placement dans des fourrières canines municipales. Les animaux errants doivent être confiés à une fourrière municipale« , souligne le vétérinaire.

De leur côté, les associations de protection des animaux n’approuvent pas le recours systématique par les APC à des campagnes sanglantes d’abattage des chiens errants. Pour ces associations, « la législation oblige les APC à aménager des fourrières afin d’accueillir les animaux abandonnés« .

« Le principal rôle de la fourrière canine est la lutte contre les zoonoses et, en particulier, la rage. Cela passe par des consultations quotidiennes assurées par des vétérinaires, la mise en observation des animaux suspects de rage, la vaccination antirabique, la restitution des animaux à leurs propriétaires, l’euthanasie des animaux enragés et l’enfouissement chaulé des animaux« , explique un vétérinaire.

Pour ce dernier, « ce fléau est à 100 % évitable en vaccinant les chiens contre la rage chaque année et en appliquant les mesures de prévention à chaque exposition à la rage« .

La rage est une maladie virale contagieuse et inéluctablement mortelle en l’absence de traitement précoce. Le principal réservoir et vecteur du virus rabique est le chien. Le chien enragé transmet généralement le virus par sa salive à l’homme et aux autres animaux, lors de morsures, de griffures ou de léchage. La réussite de la lutte contre la rage est essentiellement conditionnée par le recours aux soins le plus tôt possible en cas de griffure ou de morsure. Toute personne griffée ou mordue par un animal doit laver la zone de l’agression à l’eau et au savon pendant 15 minutes. Le nettoyage de la plaie est primordial, car il permet de diminuer la charge virale transmise par la salive de l’animal agresseur. Ensuite, la personne doit se rendre dans le centre de traitement antirabique le plus proche de chez elle (dispensaire ou hôpital) pour recevoir les soins appropriés. La vaccination des carnivores domestiques est obligatoire.

✍️ Ilyes N.

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