A la UneSlider

Recherche une crèche pour mon enfant… Le casse-tête des parents en quête de confiance

À Oran, la rentrée scolaire ne se résume pas à l’achat des cartables et des tabliers. Pour des milliers de parents, elle ravive surtout une angoisse familière : trouver une place en crèche pour leur enfant en bas âge.

La recherche d’un mode de garde relève chaque année davantage du parcours du combattant, tant l’offre reste en deçà d’une demande en constante progression. La pression démographique et l’essor du travail féminin creusent un écart devenu structurel.

La wilaya d’Oran compte environ 350 à 400 structures d’accueil de la petite enfance, un chiffre qui n’a pas suivi la croissance rapide de la population et l’extension urbaine. Les nouvelles zones d’habitat sont les plus touchées. Résultat : les listes d’attente s’allongent, et de nombreuses familles se rabattent sur des solutions informelles, souvent non agréées, faute de mieux.

Le facteur prix ajoute une couche de complexité au choix des parents. Dans le privé, les tarifs mensuels oscillent entre 6.000 et 8.000 DA en entrée de gamme, pour grimper jusqu’à 14.000 DA, voire davantage, dans les établissements les mieux équipés.

Longtemps, les crèches communales ont offert une alternative abordable aux foyers modestes. Mais cette époque semble révolue : à Arzew, l’Assemblée populaire communale envisage actuellement de louer sa crèche communale à un opérateur privé.

Payer plus cher ne garantit pourtant pas la tranquillité d’esprit

Ces dernières années, la DASS d’Oran a multiplié les mises en demeure et les fermetures administratives visant des structures fonctionnant sans agrément, employant du personnel non qualifié ou accueillant des enfants dans des locaux inadaptés, garages, caves, pièces exiguës.

Le drame survenu il y a quelques années, à Es-Seddikia, où un enfant a perdu la vie par noyade dans la citerne d’une crèche pourtant ouverte depuis trente ans, a profondément marqué les esprits et nourri la méfiance des parents.

Au fond, le casse-tête oranais ne se résume pas à une simple équation entre offre et demande. Il conjugue trois difficultés intimement liées : trop peu de places, des tarifs opaques et une surveillance encore insuffisante.

Pour une mère qui doit reprendre le travail, l’équilibre à trouver entre horaires, distance, budget et sécurité relève d’un exercice de funambule. Et à l’occasion de chaque rentrée, cet équilibre semble un peu plus difficile à atteindre.

✍️ Ilyès. N

PUBLICITÉ

MARIGOLD – Mari Color

HALILO

Cooking Cream – Obéï

Margarine « DIMA »

GRACIAS Coloration

Bouton retour en haut de la page