
En 2002, l’Apc d’Aïn El Türck de l’époque avait engagé une procédure judiciaire pour la récupération de ce mythique joyau. Elle finira par obtenir l’expulsion de l’exploitant, qui l’avait transformé en établissement de nuit. Le Mon Château a été cédé par la suite à la concession, par l’Apc d’Aïn El Turck, au cours du début du mois de mars 2017. Un accord a été conclu pour la concession de Mon Château entre la commune d’Aïn El Turck et des représentants d’Air Algérie, en présence d’un responsable des services concernés de la wilaya d’Oran de l’époque, pour un montant de 400 millions de centimes par an et ce, pour un bail de 32 ans. Le P/Apc d’Aïn El Türck de l’époque, avait fait remarquer, lors d’une rencontre avec la presse à ce sujet, que « cette concession était destinée à renflouer les caisses de la commune et ce, pour son propre autofinancement et devrait permettre ainsi de financer des opérations de réhabilitation de la voirie, de l’éclairage public, de la création d’espaces de convergence et de nettoyage des plages de la municipalité d’Aïn El Türck ». Il était prévu également, selon l’accord, que la résidence Mon Château soit transformée par le bénéficiaire de la concession, la compagnie Air Algérie en l’occurrence, en un centre de colonie de vacances, équipé de toutes les commodités adéquates, ainsi que l’aménagement d’un espace pour la réalisation d’un centre de thalassothérapie et ce, après une étude de faisabilité, qui devait être effectuée pour décider de l’entame des travaux de ce grand projet d’utilité publique. Près de 10 ans après, les travaux en question n’ont toujours pas été lancés. C’était l’effet du pétard mouillé. En fait, le Mon Château végète pitoyablement dans la plus cruelle des désuétudes depuis 2002, soit 24 années après avoir été récupéré par ladite Apc. Pis encore, il s’est carrément transformé en bidonville où des familles squattent désormais ses dépendances dans une insolente indifférence des uns et des autres. Ce piètre état de fait prête le flanc à diverses interprétations sur la place d’Aïn el Türck, et suscite aussi un pincement au coeur chez ceux qui ont vécu l’époque faste du peu de ce qui reste de ce joyau, qui trône aujourd’hui lugubrement dans la localité de Claire Fontaine, commune d’Aïn El Türck, juste en face d’un stade de football de proximité.
✍️ Rachid Boutlélis


