
Installé à Mostaganem au début du XXᵉ siècle, il découvre un univers musical riche où se croisent melhoun, hawzi, aroubi et chaâbi naissant. Il contribue alors à renouveler profondément le chant bédoui oranais en rapprochant les traditions rurales des influences citadines, donnant au genre une nouvelle dimension et une large audience.
À partir de 1920, Hamada entame une longue carrière discographique qui le conduira à enregistrer en Algérie comme à Paris et Berlin. Son répertoire compte plusieurs centaines de titres, parmi lesquels « Boussalef Meriem », « El Youechem », « Aïd El Kebir » et « Ya Bouya ». Il se produit également à Bruxelles et à l’Olympia de Paris.
Ami de grands noms de la musique algérienne, notamment Hadj Mhamed El Anka, il joue également un rôle important dans la transmission de la poésie et du patrimoine musical populaire. Marqué par la période coloniale, il perd deux fils durant la guerre de Libération nationale. Cheikh Hamada s’éteint le 9 avril 1968, laissant un héritage musical considérable et une influence qui continue de nourrir la musique populaire algérienne.
✍️ Touaf Ikram


