
Dans le cadre des travaux du forum qui a pour thème «Cultures unies : Valeurs communes», la ministre a prononcé une allocution lors de la session consacrée à «La souveraineté culturelle dans le dialogue des civilisations entre l’Orient et l’Occident». Elle y a abordé la vision de l’Algérie sur le concept de souveraineté culturelle, la place du patrimoine dans la préservation de l’identité et de la mémoire nationale, ainsi que l’importance d’un dialogue des civilisations fondé sur le respect des spécificités culturelles.
La ministre a affirmé que l’Algérie ne préserve pas son patrimoine pour demeurer figée dans le passé, mais pour bâtir le présent et prospecter l’avenir à partir d’une conscience ancrée de soi et de son identité. Elle a souligné que l’identité algérienne s’est forgée à travers des apports amazighs, arabes, africains et méditerranéens, et que cette diversité constitue l’un des éléments de force de l’unité nationale. Elle a souligné que la protection du patrimoine dépasse la simple conservation pour englober la sauvegarde de la mémoire et des valeurs qui ont contribué à façonner la personnalité algérienne.
La ministre a, en outre, évoqué le prolongement africain et méditerranéen de la culture algérienne, rappelant le rôle historique des manuscrits et des confréries soufies dans l’édification de passerelles de communication culturelle et cognitive avec le Continent africain. Elle a valorisé, dans ce contexte, les efforts du ministère de la Culture et des Arts à travers les Rencontres africaines-méditerranéennes de la pensée et le Colloque international du manuscrit placé sous le thème «Les Routes de l’encre en Algérie».
S’exprimant sur la souveraineté culturelle, Malika Bendouda a réaffirmé que la préservation de la mémoire, du patrimoine et de la spécificité culturelle constitue un droit souverain des États. Elle a rappelé la présence de l’Algérie sur les listes du patrimoine mondial et du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco, témoignage de la richesse et de la diversité du legs culturel national.
Elle a enfin insisté sur le fait que l’ouverture sur l’Autre et le dialogue des civilisations ne signifient aucunement le renoncement aux spécificités culturelles, plaidant pour un dialogue fondé sur le respect mutuel et consacrant le droit des peuples à préserver leurs identités et leur mémoire culturelle. La ministre a conclu son intervention en soulignant que la culture demeure un espace de dialogue et de rapprochement entre les peuples, ainsi qu’un pont pour bâtir une entente humaine et civilisationnelle fondée sur le respect des spécificités culturelles et de la souveraineté nationale.
✍️ R.C


