
Son parcours débute dans les années 1950 à Radio-Alger, où elle anime notamment des émissions pour enfants, avant de rejoindre Paris et de présenter une émission destinée aux femmes arabes. Sa rencontre avec le compositeur Amraoui Missoum marque ensuite son entrée dans la chanson et le début d’une ascension remarquable.
À partir de 1964, Saloua sillonne le monde arabe et devient une véritable ambassadrice de la chanson algérienne. Après la disparition de Missoum en 1969, elle se tourne vers la musique arabo-andalouse et le hawzi, enrichissant son répertoire de chansons devenues emblématiques, telles que Rah Azizi Rah, Ya al Wahraniyya ou encore Saâdi ya Saâdi.
Chanteuse, animatrice et passeuse de culture, Saloua aura traversé les époques sans jamais rompre avec ses racines. Des décennies après ses débuts, sa voix continue de résonner dans la mémoire collective algérienne.
✍️ Benmansour Fadia


