Une commission composée de chercheurs de l’Insti tut national de recherche forestière ([INRF) est arrivée hier à Oran pour l’élaboration d’un rapport sur la situation écologique des zones forestière.
Pour sa première sortie, la commission a pu constater la propagation d’insectes nocifs, à savoir les scolytes qui contribuent de façon déterminante à la décomposition du bois. A Oran, plusieurs forêts ont été touchées, tel que la montagne des Lions, les forêts de Tafraoui et d’Arzew qui sont également affectées, mais chacune à un degré différent.
En collaboration avec la direction générale des forêts, cette commission devra établir un état des lieux et mettre à jour le profil de la région, particulièrement des zones sinistrées en matière de biodiversité. En effet, certaines espèces pionnières de scolytes sont les premiers insectes à pouvoir pénétrer dans l’écorce encore intacte d’arbres récemment morts et d’y installer leurs systèmes de galeries. Cet état des lieux devra déterminer les mesures à prendre pour la préservation de cette faune.
Le scolyte est un parasite qui attaque et tue les arbres en les desséchant tel qu’il a été constaté dans les zones forestières urbaine, à savoir la zone végétale de l’université Mohamed Boudiaf en 2022. Le constat est affligeant, car certaines parties de ces espaces forestiers offrent un triste spectacle. Des arbres morts sur pied, secs ou dénudés.
D’autres arbres sont tombés seuls, leurs troncs complètement rongés par les scolytes et ne pouvant plus supporter le poids des branches. Lors de récentes visites, le parasite n’avait ravagé que 20 à 30% de cette surface boisée. En un temps record, ce dernier a gangréné le double de cette surface autrefois et constituant un véritable poumon pour cet établissement, explique des chercheurs de cette commission. A ce rythme, des centaines d’hectares de forêt risquent de disparaitre très rapidement si une opération d’abattage n’est pas organisée en toute urgence, estiment les spécialistes.
« La gangrène avance inexorablement et menace de ravager tout sur son chemin. La seule solution réside dans l’abattage des arbres touchés qu’il faille évacuer pour empêcher les parasites de se propager » alerte-t-on. Un plan d’action devra être tracé qui consiste à abattre les arbres infectés puis de lancer une opération de reboisement, explique-t-on.
Rayen H.


