
Dans le lieudit haouch Lesnami, à Sidi Marouf, des dizaines de familles endurent depuis de nombreuses années des conditions de vie insupportables. Ils lancent un cri de détresse, dans l’attente d’un relogement qui tarde, selon eux, à se concrétiser, malgré les preuves flagrantes de la précarité dans laquelle ils se trouvent.
«La bâtisse qui nous abrite depuis plus de vingt ans est devenue un véritable cauchemar. Les pièces font à peine 12 mètres carrés, les toilettes sont partagées, et les problèmes d’hygiène sont omniprésents. Cela s’ajoute au manque d’hygiène, les égouts qui éclatent, l’humidité, le risque d’électrocution en raison de branchements sauvages, les fuites de gaz côtoyant toutes sortes de nuisibles, et les toilettes collectives», selon madame Benkhaled une représentante des locataires. Mais le problème va bien au-delà de ces aspects visibles.
« Le bâtiment lui-même est en piteux état, représentant une menace constante pour la sécurité des habitants. Les escaliers sont dangereusement inclinés, les toitures se trouvent dans un état déplorable, et la période hivernale est particulièrement redoutée en raison des risques accrus. Les éclatements fréquents des égouts ont provoqué un affaissement du sol, mettant en danger la vie des résidents. Récemment, une découverte encore plus alarmante a été faite par les habitants du rez-de-chaussée: l’eau nauséabonde qui s’infiltre du sol, soulignant l’urgence de la situation », a-t-elle ajouté.
Malgré leurs multiples tentatives pour attirer l’attention des autorités locales, leur appel à l’aide est demeuré sans réponse significative. Notons que ces familles occupent un ancien hôtel connu sous le nom de Haouch Lesnami, divisé en quatre couloirs abritant entre 16 et 18 familles par couloir, ainsi que des bungalows comprenant une pièce cuisine individuelle.
Les conditions insalubres auxquelles ils sont confrontés ont engendré des problèmes de santé graves, dont l’eczéma, la tuberculose, la prolifération de poux et la gale, notamment chez les enfants, qui souffrent également de maladies respiratoires, telles que l’asthme et diverses allergies. Les locataires, pris dans un tourbillon de conditions de vie inacceptables, se sont tournés vers les autorités locales pour faire entendre leur cri de détresse. Ils sollicitent le wali pour une solution à leur situation insoutenable.
Mehdi A



