C‘est la première fois, dix ans après le référendum en faveur du Brexit, qu’un Premier ministre britannique en exercice tient publiquement ce type de discours.
Andy Smith, directeur de recherches en sciences politiques au Centre Émile Durkheim, à Sciences Po Bordeaux et Aurélien Antoine, titulaire de la Chaire Droit et politique comparés à l’université Jean-Monnet de Saint-Etienne et directeur de l’Observatoire du Brexit, invitent à prendre ces paroles avec précaution. Si elles marquent un changement ton, le Premier ministre n’est pas décisionnaire en la matière et les conditions ne paraissent pas réunies actuellement pour un tel retour en arrière.
Le référendum sur le départ du Royaume Uni de l’UE a eu lieu en 2016 et il a été effectif en 2020. « Ce qu’a dit Andy Burnham est vrai, c’est-à-dire que le Brexit n’a absolument pas réglé le problème de l’immigration, pointe Aurélien Antoine. Il l’a même plutôt approfondi en ce qui concerne les mouvements migratoires venant des États tiers à l’Europe. »
✍️ 20 Minutes


