Trois jours après la mort de Maricarmen Abascal, cette retraitée de 87 ans dont l’expulsion de son logement madrilène a déclenché fin septembre une vague d’indignation et d’importantes manifestations, jusqu’à provoquer une crise politique, Pedro Sánchez a largement consacré son premier meeting de campagne à la question du logement.
« Le prochain Parlement, avec une large majorité progressiste (…) renforcera et maintiendra ces décrets-lois sur le logement, qui protègent les petits propriétaires et les locataires face à la spéculation » immobilière, a lancé le dirigeant socialiste depuis l’Andalousie (sud).
C’est le rejet par le Parlement, la semaine dernière, de deux textes sur le logement présentés par son gouvernement de gauche en réponse à cette crise qui l’avait conduit à convoquer lundi des élections législatives anticipées, à l’issue très incertaine.
Mais le chef du gouvernement, au pouvoir depuis 2018 et qui ne dispose pas de la majorité dans l’hémicycle, espère pouvoir les voir votés prochainement, avec quelques modifications, par une voie spéciale au Congrès des députés, qui a été dissous.
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