Le phénomène a pris une ascension au point que des réseaux de plus en plus nombreux sont à l’oeuvre à Oran, pour collecter ces tonnes de déchets quotidiennement. Une véritable manne financière qui échappe à l’Etat.
Les EPIC et les entreprises spécialisées n’ont pas pu côtoyer ces réseaux, et ont fini par abdiquer, et acheter ces déchets plastiques collectés des bacs à ordure et décharges de la wilaya, profitant de la grande utilisation des producteurs et des citoyens de ces bouteilles en plastique, qui sont ensuite recyclées.
Selon certains d’entre eux, c’est l’apport de ces grands sachets remplis de déchets plastique qui traduit cette augmentation des collecteurs qui sont parfois véhiculés. La wilaya d’Oran avait interdit cette collecte, en donnant l’ordre aux services de police d’interpeller toute personne prise en flagrant délit en train de fouiller dans les décharges et les bacs à ordures, et de saisir son véhicule ou sa voiture hippomobile.
Certains collecteurs, en fouillant les bacs mettent toutes les ordures par terre ce qui rend difficile le travail des éboueurs.
L’hygiène et l’image de la ville en tant qu’une destination touristique sont désormais le cheval de bataille des responsables locaux, d’où l’intérêt de réglementer la collecte au moins au sein du tissu urbain pour éviter ces scènes de grands sachets pleins de bouteilles plastiques en plein boulevard « Front de mer » ou le « boulevard des Lions« .
✍️ J.M


