
«L’ombre du sable» projeté à Alger : comment le projet colonial de diviser le Sud algérien du reste du pays a été déjoué
Produit par l’Établissement public de Télévision (EPTV), sur un scénario écrit par Noureddine Oughlissi, ce long-métrage de 100 mn retrace une période cruciale de l’histoire de l’Algérie, à la veille de l’indépendance de l’Algérie, à travers les manifestations du 27 février 1962 à Ouargla.
Le casting réunit de jeunes talents et des comédiens confirmés dont Fodil Assoul et Farida Benhamouda. Le réalisateur affirme avoir privilégié cette association afin de «renforcer l’authenticité et le réalisme de cette fiction historique».
«Le film dépeint la résistance populaire dans le Grand Sud algérien, notamment à Ouargla, pour contrer le projet de la France coloniale de détacher le Sahara du reste du pays», explique le réalisateur.
Avec une trame narrative, basée sur la chronologie de faits historiques, le film met en avant le rôle crucial des résistants comme Cheikh Bayoud et rend hommage à des figures locales, à l’image de l’infirmière Zahra et de son frère Khelifa, symboles de l’engagement des habitants du Sud pour l’indépendance et leur attachement à l’intégrité territoriale de l’Algérie.
Le film montre également des scènes de la manifestation populaire à Souk El Hadjar, au centre-ville d’Ouargla le 27 février 1962, menées par des révolutionnaires sous la direction de Mohamed Chenoufi, qui coïncidait avec l’arrivée de la délégation française chargée de promouvoir son projet colonial de séparer le Sud algérien du nord. Mais l’échec des manœuvres de la France coloniale, qui oeuvrait à dépêcher une délégation de responsables français à Ouargla et à tenir une réunion d’urgence avec des représentants de la population, a donné lieu à l’usage de violence par les autorités coloniales en ouvrant le feu sur les manifestants.
Produit en partenariat avec le ministère des Moudjahidine et des Ayant-droits, L’ombre du sable s’inscrit dans le cadre de la commémoration du 64e anniversaire du recouvrement de la souveraineté nationale sur la Radio et la Télévision algériennes et le 72e anniversaire du déclenchement de la glorieuse Révolution du 1er novembre.
Le directeur général de l’Établissement public de Télévision, Mohamed Baghali, président de l’Autorité nationale indépendante de régulation de l’audiovisuel (ANIRA), Amar Bendjedda, ainsi que des responsables de médias publics, ont assisté à la projection.
✍️ APS


