Que serait prête à faire la Turquie alors que, depuis plusieurs semaines, les tirs des Houthis visent des villes et des infrastructures saoudiennes ? Interrogé par la chaîne turque NTV, le ministre des Affaires étrangères Hakan Fidan n’a pas répondu explicitement. Mais il a laissé entendre que le régime Erdogan à Ankara ne restait pas inactif.
« Nous assistons à des attaques très graves contre l’intégrité territoriale, la souveraineté et les infrastructures de l’Arabie saoudite, a déclaré Hakan Fidan. Notre accord stipule que les pays ont des responsabilités d’alliés les uns envers les autres. Notre président est un dirigeant qui tient parole. En tant que membres de l’Alliance de La Mecque, nous suivons de près la situation. »
Un instrument de dissuasion
« Nous avons, dit-il encore, des discussions et des réunions qui ne sont pas connues du public. Il pourrait y avoir des besoins militaires, notamment dans certains domaines techniques. Nous n’aurions aucune difficulté à y répondre. »
Depuis sa création, Ankara présente ce pacte de La Mecque avant tout comme un instrument de dissuasion. Les propos du ministre turc constituent donc à la fois une déclaration de solidarité envers l’Arabie saoudite et, potentiellement, un message adressé à l’Iran, qui soutient les Houthis. Ils peuvent également être interprétés comme un signal à Washington, alors que la guerre contre l’Iran contribue à élargir les répercussions régionales du conflit.
✍️ RFI


