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Grand Prix Assia-Djebar du roman : neuf finalistes en lice pour la 8e édition

Sur les 155 œuvres soumises au jury du Grand Prix Assia Djebar du roman, 26 ont été retenues dans la longue liste, avant que neuf romans, trois dans chacune des trois langues du concours, ne franchissent la dernière étape.

Le rideau a été levé, ce lundi 14 septembre, sur la sélection finale de la huitième édition du Grand Prix Assia Djebar du roman. Réuni au siège de la chaîne de télévision Al24 à Alger, le jury a dévoilé les neuf œuvres qui restent en compétition pour cette distinction littéraire organisée par l’Entreprise nationale de communication, d’édition et de publicité (ANEP). Cette nouvelle édition a été marquée par une participation importante, confirmant la vitalité de la création romanesque en Algérie. Sur les 155 postulants, 79 œuvres en langue arabe, 63 en français et 13 en tamazight ont tenté de participer à ce prestigieux prix. Une participation qui traduit, selon le président du jury, le professeur à l’université de Tlemcen et poète Hakim Miloud, «la vitalité» du genre romanesque en Algérie.

Après une première sélection ayant permis de retenir 26 œuvres, à savoir dix en arabe, six en tamazight et dix en français, le jury a procédé à un nouvel examen des textes, afin de dégager les neuf finalistes. Dans la catégorie arabe, la sélection finale réunit Hocine Allam, pour Aârach eddem, publié chez Dar Khayal, Sara Mohamed Mâarich, pour Errefraf, sirat al-djabal al-Ostouria, aux éditions Nemoris, et El-Kheir Chouar, pour Am al-rahma, publié chez Barzakh. La littérature amazighe est représentée par Chabbha Ben Gana, avec D Asderfef, publié chez Imtidad, ainsi que Siham Harikenchikh, avec Tiyri n Tudert, et Farida Sahoui, avec Aggus, tous deux parus aux éditions Talsa.

En langue française, les trois finalistes sont Hajar Bali, avec Partout, le même ciel, et Sarah Haidar, avec Aménorrhée, publiés chez Barzakh, ainsi que Hosni Kitouni, avec Ce que la mort m’a pris de toi, paru aux éditions Casbah. Pour Hakim Miloud, le choix des œuvres finalistes a reposé sur plusieurs critères, notamment «l’exigence artistique, le souffle narratif et la capacité des textes à inscrire leurs récits dans une réalité algérienne en constante évolution».

Une démarche qui place également la mémoire, l’histoire et les transformations de la société au cœur de la réflexion littéraire. Le jury de cette huitième édition réunit, pour la langue arabe, Mustapha Madi, Hamid Bouhabib et Cherif Meribai. Pour le tamazight, il est composé d’Ahcène Merich, de Kessila Aliq et d’Idir Belali. La sélection francophone est, quant à elle, examinée par Maïssa Bey, Meriem Kmach et Leïla Hamoutene. À travers cette huitième édition, le Grand Prix Assia Djebar poursuit sa vocation de valorisation du roman algérien dans ses différentes expressions linguistiques.

La diversité des candidatures et la présence de nouvelles voix témoignent d’un paysage littéraire en mouvement, où se croisent mémoire, identité, société et préoccupations contemporaines.

La prochaine étape sera celle de la désignation des lauréats. Trois romans, un dans chacune des langues du concours, viendront ainsi inscrire leur nom dans le palmarès d’un prix qui porte le nom de l’une des grandes figures de la littérature algérienne.

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